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Pratiquant et passionné par les arts martiaux sans frontières de styles, j'ai décidé de créer ce blog pour partager ma vision et ma perception du JKD.
Cela fait maintenant plus de 15 ans que je m’entraîne à un rythme régulier, alternant exercices physiques, pratiques,  mais également théoriques. Issu de courants divers, j’ai été très tôt attiré par l’esprit d’ouverture de ce concept ou la capacité humaine est d’avantage mise en avant au détriment du « style ».

Le JKD a pour objectif l’élévation du pratiquant, tant sur le plan physique que mental et peut etre par la même occasion un outil dans la réussite sociale. La perpétuelle remise en question de soi-même étant une des préoccupations majeures  de Bruce Lee

J’espère que ce site pourra vous guider ou vous apporter plus de lumière sur une dérivée possible.
Pour ma part et au risque de répéter et de plagier son auteur, c’est également grâce au JKD  et à sa pratique que j’ai pu construire ma vie et mon parcours professionnel actuel.

Ce site est donc en quelque sorte un hommage à ce génie du combat et à son héritage



Man Kin
mankin.tran@gmail.com

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 17:09

Récemment je suis tombé sur un article extrêmement passionnant de Dr Yang Jwing-Ming paru dans le Kung Fu Taichi du mois de Mars/Avril. J’ai trouvé cette édition par le plus grand des hasards, flânant dans une librairie près de mon hôtel à Seattle alors que j’étais en déplacement professionnel. Dr Yang est un artiste martial de renommé mondial, expert dans plusieurs style de Kung Fu dont notamment le Tai Chi Chuan mais et surtout la boxe du Long Poing et de la Grue Blanche. Il est par ailleurs l’auteur de magnifiques ouvrages, des best sellers traduits dans plusieurs langues offrant un contenu richissime pour les pratiquants. Exit les photos avec des techniques bidons, des œuvres qui sont plutôt de véritables encyclopédies avec un degré de détail très poussé. On ressent immédiatement le vécu et le pragmatisme de l’auteur.

Après cette introduction rapide, repassons sur le sujet principal de ce post à savoir cet article ou il est question du (un des) sens de la vie dans la société superficielle à laquelle nous appartenons désormais.  Sans oser la comparaison avec le maitre, j’ai été très ému à chaque saut de ligne car ces questions, je me les suis posés à moi-même maintes et maintes fois et même au long ce blog.

Je suis un éternel nostalgique, partagé entre une obligation d’avancer, car ainsi est fait le monde et la société, et le regret du temps passé. J’admire ces « héros » d’antan (ndt : les héros sont des artistes martiaux qui ont dédié leurs vies à la pratique des arts martiaux), à l’inverse des stars d’aujourd’hui qui n’ont que le coté spectacle et bestial apporté le dopage et la science. Comme le dit Dr Yang, nous sommes dans une société à la « Mac Donald’s  culture», ou tout doit aller vite et reste futile, on ne s’attarde plus sur les fondamentaux de la vie. Les gens oublient le sens de la vie au détriment de la consommation excessive et par conséquent du corporatisme des groupes industriels. La maitrise des arts martiaux se raisonne en l’espace d’une vie et reste un art de la vie. Aujourd’hui, les gens pratiquent pour le fun, mais surtout veulent des résultats sans trop se forcer. Ou irons-nous dans 50, voire 100 ans alors que le savoir disparait petit à petit avec les derniers piliers (Dr Yang qui affirme ne disposer que de 50% du savoir de son maitre, et qui pense n’avoir enseigné que 50% du sien, on tombe dans un ratio de 25% au cours de deux générations).

D’autant plus que j’ai l’impression que nous vivons la fin d’une génération de véritables pratiquants (Yang Jwing Ming, William Cheung, Dan Inosanto, etc …) tous étant relativement âgés. Où est la relève ? Les stars de l’UFC qui n’ont que le soucis de la compétition, l’argent,  le show ? Je serais de curieux de connaitre leur point de vue sur la liaison entre les arts martiaux et la vie; car comme disait Bruce Lee, être un véritable artiste martial implique qu’on soit aussi un artiste de la vie.

 

yang

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 15:54

Comment doit être vécu la pratique d’un art martial ? Une passion, un loisir, une vocation, un passe-temps ? Lorsque des collègues de bureau viennent me voir me demandant ce que j’ai fait ce week-end – début d’une discussion en somme classique – je leur réponds que je l’ai passé à « m’entrainer » puis en fonction de la réaction, je rentre ou non dans une discussion ou un cycle ou je leur explique très brièvement le contenu de mon entrainement.

Devant la popularisation de cet art, il n’est pas rare que certains de mes interlocuteurs soient également des pratiquants. « Moi je fais de la boxe thai ! » me déclarent-ils « Je m’entraine dans un club pas loin de chez moi». Cependant en creusant d’avantage je m’aperçois que finalement la majorité des gens vont s’entrainer dans un club mais se déconnectent totalement une fois les pieds dehors.
C’est à ce moment précis que je me demande : qu’est-ce que s’entrainer à un rythme suffisant ? Est-il important ou possible de comptabiliser les heures d’entrainements ? Un amoureux de la littérature va-t-il se réserver tel créneau pas plus pas moins pour lire ses œuvres.
Il est vrai que je suis un cas assez atypique car  j’ai une vision très « old school » des arts martiaux. Pour moi on ne pratique pas mais on vit un art martial. C’est une des raisons pour laquelle que je dissocie le côté sportif et compétition qui impliquent et imposent un âge limite. Un art martial  est une voie qui permet l’épanouissement de l’individu dans la société. Son coté martial permets de se défendre de manière pragmatique en cas d’agression. Par conséquent, il est insensé de vouloir compter les heures et de se limiter à un environnement (club ou non club).
Un pratiquant doit aller s’entrainer dès qu’il le peut ; en combinant tout de fois avec ses autres priorités de la vie comme par exemple la famille, ses amis pour le coté social, son travail pour le côté matériel, et d'autres éléments en fonction de chacun …. Ce tout doit être gérer de manière équitable, à la façon d’un yin yang mais à plusieurs facettes. Pour cela, le véritable pratiquant doit être un fanatique ! De manière similaire, il n’est pas obligatoire d’aller dans une église, une pagode ou à l’autre bout de la planète pour pouvoir prier si nous avons la foi.
A croire que l’être humain recherchera toujours des prétextes pour paresser et dans la foulée se donner bonne conscience.
 

De nos jours, un entrainement va simplement nécessiter une paire de chaussures et hop : jogging, shadow boxing, étirement, etc … ou soit on appelle un ami et on teste des coups.
Pas plus tard que le week-end dernier, j’ai passé 1h sous la pluie et dans la pénombre – car au milieu d’un bois – pour répéter inlassablement mes coups. On n’en finit jamais car le corps humain évolue et les muscles doivent être entretenus en permanence. Mais c’est surtout durant ces moments que l’on sait au plus profond de soi même si on est fait pour vivre avec et pour les arts martiaux.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 14:00


Karaté Bushido nous gratifie ce mois-ci un numéro spécial hors-série intitulé : « Bruce Lee par lui-même ». Cela fait toujours extrêmement plaisir de savoir que le phénomène Bruce Lee n’est pas si éteint que ça malgré les nouvelles stars montantes tant dans le cinéma que dans le monde du combat libre. Le dernier hors-série de la star datant du mois de Juin 2009 me semble-t-il avec un DVD.  
Ce numéro est une synthèse ou un résumé d’un ouvrage existant compilé et édité par John Little : « The art of expressing the human body ». La version française est bien évidemment disponible mais concernant les arts martiaux j’ai toujours préféré les ouvrages originaux car plus fidèle à mon gout.
On y retrouve une partie du programme d’entrainement du petit dragon et quelques références à ses amis pas toujours connus du grand public dont James Yimm Lee que j'ai déja mentionné dans le passé :

http://jeetkunedo.over-blog.com/article-5996574.html

http://jeetkunedo.over-blog.com/article-17332655.html

En bref, un excellent hors-série qui même s’il n’apporte rien de neuf aux passionnés (est-il encore possible d’avoir du matériel inédit concernant Bruce Lee ?) aura le don de maintenir le buzz autour de notre héro légendaire pour quelques euros. A découvrir en urgence pour la nouvelle génération.

A noter que l’édito est signé Christophe Champclaux, un grand spécialiste des films asiatiques et auteur de nombreuses ouvrages encyclopédiques



 KB BruceLee

 

 

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 11:34

Je ne suis pas un compétiteur et  je n’ai jamais aimé les compétitions dans le domaine martial. Il s’agit à mes yeux d’une dérive purement sportive et lucrative loin de l’esprit originel. Les compétitions martiales lorsqu’elles ont lieues, doivent être menées dans le cadre des sports de combats.  Après qu’un art martial devienne sport, c’est un autre débat. On peut aimer et le justifier, moi je n’aime pas.


Dans le passé, j’étais un fan des événements de combats libres de type UFC, Pride FC, Jungle Fight, les IVC, l’extreme fighting … J’ai passé de nombreuses heures à visionner ces matchs. Le principe de confrontation de style a beaucoup attiré ma curiosité et mon attention, cette manière de contrer ou de faire face à un courant différent du sien. Puis, les choses ont petit à petit changé et le MMA a fait surface.
Désormais on ne confronte plus les styles mais on combat au sol dans la majorité des cas. Les combats sont totalement réglementés (port des gants, interdiction de frappes dites dangeureuses de plus en plus fréquents, segmentation et mise en place de catégories de poids), l’arbitre intervient très (trop) souvent comme dans le cas du K1 … bref ca devient de plus en plus structuré. Les combats peuvent durer des dizaines de minutes – le comble pour une « bagarre ».


Enfin, l’objectif de ce post n’est pas de répéter ce que j’avais déjà dit car pour ceux qui me connaissent ou qui ont lu mon blog, sauront que j’ai déjà décrit ce phénomène. Cette fois-ci, une autre chose m’interpelle : pourquoi n’y a-t-il pas (ou très peu) d’asiatiques dans les circuits américains (UFC) ou Europeens (Cage Rage, M1)? Alors qu’on voit régulièrement des américains ou des brésiliens dans les tournois japonais (Pride) et qui avouons le s’en sortent plus que bien. Mise a part un Cung Le, un Inoue, un fabuleux Genki Sudo ou encore quelques autres (inconnus), pourquoi y a-t-il si peu de combattants d’origine asiatiques parmi ces super poids lourds ?
Est-ce une préférence pour les arts martiaux plus traditionnels de type Kung Fu, Taekwondo, …. ou est-ce simplement un problème de physique ?  Car ne nous cachons pas derrière l’hypocrisie et le politiquement correct. Le physique asiatique (sur le plan musculaire et fibre osseuse) est plus fin que le type caucasien ou négroïde. Le MMA étant devenu un sport de combat réglementé avec catégorisation de poids, les plus légers physiquement ont très peu de chances de soumettre une personne plus costaud sans l’achever. Et d’ailleurs, si on a crée les catégories de poids c’est uniquement pour permettre aux plus légers de gagner des médailles.

Bien évidemment, je ne soutiens pas la thèse qu’il faille absolument un asiatique dès lors qu’on parle de combat ou « d’arts martiaux ». D’autant plus que le phénomène n’est pas forcément nouveau au final : dans les années 90 et début 2000 les hollandais étaient les meilleurs kickeurs au monde loin devant les thaïlandais ou les japonais. En boxe anglaise, je n’ai jamais vu aucun asiatique poids lourds se faire parler de lui. En existe-t-il tout simplement ?


Bref, il est quand meme curieux de constater qu'il y a au final très peu d'asiatiques dans les tournois de MMA aux Etats Unis et en Europe. 

 

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 15:16

Le sparring, les assauts libres ou le randori, des appellations différentes en fonction des styles mais qui proposent tous en soit un même type d’exercice ; est le meilleur moyen de mettre en application les connaissances théoriques acquises durant les cours. Pour rappel, l’art martial est un art ingrat car extrêmement dépendant de facteurs externes.  Vous avez beau avoir été entrainé des années, une victoire, une confrontation en situation réelle n’est jamais acquise d’avance surtout si votre adversaire est une force de la nature ou un athlète complet. Avec une grande différence de poids, le physique dépasse très rapidement la technique …

Est-il possible de faire du sparring en self défense ? Prenons pour exemple le JKD ou Bruce Lee lui-même insistait énormément sur les échanges de coups pour mieux ressentir les sensations (gestion des distances, réalisme des coups portés, douleurs, cardiovasculaire  et gestion des impacts …). Dans un sport de combat comme la Savate ou la Boxe Thai, le principe du sparring est applicable (et même recommandé pour ne pas dire obligatoire). Deux adversaires sont en garde et commencent à s’échanger des coups comme en compétition finalement avec un degré de contrôle plus fort.
Une différence avec un système comme le JKD est au niveau de l’arsenal, autant en Thai, il existe des coups dangereux comme le coude mais ce n’est rien a coté des piques aux yeux. En combat réel ou self défense, on n’échange pas de coups mais on élimine notre adversaire. D’ailleurs une des définitions les plus proches pour moi étant d’attaquer la partie la plus vulnérable de l’adversaire le plus rapidement possible en utilisant l’arme la plus efficace (voir le sous titre du blog). Frapper dans les parties, pique aux yeux, frapper a la gorge … sont des stratégies – pour ne pas parler de techniques – extrêmement dangereuses et qui sont reprises aussi bien en JKD, qu’en Krav maga, Penchak Silat .... Car il s’agit là de survie et non de victoire.

Même avec les meilleurs équipements de nos jours (lunettes, coquilles …), comment mettre en pratique ce type de frappe au cours d’un sparring ? De plus l’objectif de ces échanges n’est pas de blesser son adversaire, le rendre indisponible pendant des semaines n’offre aucun bénéfice ou quelconque intérêt. En self défense, les échanges ou l’application sont des simulations et on y répète a vitesse croissante jusqu’au moment ou le mouvement, le geste, la technique est devenu automatique.


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:31

Quelques livres que je suis de lire pour le moment. Interressant sur tous les bords, je vous les recommende si vous etes a la recherche d'ouverture d'esprit martial

 

Combat Techniques Of Taji, XingYi and Bagua :      
Un ouvrage traitant les 3 styles internes les plus populaires (voire les seules). Rappel des origines, demonstration de techniques des bases ... bref un très bon concentré pour avoir une vision plus claire de ce qu'on appelles les styles internes 
(ouvrage en anglais)        
  
  

 

Chinese Fast Wrestling for Fighting :      
Le Shuai Jiao ou le grappling & Judo chinois. C'est un des rare ouvrages que j'ai pu trouver sur le sujet car les livres de Maitre Yuan ZuMou ne sont plus disponibles
(ouvrage en anglais)

 

 

La Famille Gracie :      
Compilation d'articles, d'interviews sur la famille qui a developpé et popularisé le Jiu Jitsu Brésilien (différence avec l'original ?)

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 23:17

La quatrième et dernière collaboration du tandem Wilson Yip et Donnie Yen n'est autre que le bio pic de Yip Man, dernier grand maitre de Kung Fu style Wing Chun. Connu pour avoir été le sifu d'un certain Bruce Lee, mais aussi de William Cheung, Wong Sheung Leung, Leung Ting et autres grands renoms ... Il était le dernier descendant "officiel" de la branche.
Je ne reviendrais pas sur le Wing Chun, car ce serait trop long a expliquer et de toute facon un art martial ne s'explique pas ça se vit.

Le film est extra, peut etre un poil trop conservateur et protectioniste. Il est dans la lignée pure de Fist of Fury (Fureur de Vaincre en VO avec Bruce Lee). On y défend les valeurs et les traditions des arts martiaux chinois au détriment des ennemis japonnais durant la période de l'occupation. Propagande ou plutot tactile mercantile, je pencherais largement pour la deuxieme option surtout quand on connait les qualités martiales très ouvertes de Donnie.

En tout cas, Donnie se débrouille très bien en Wing Chun (il a eu un entrainement avec Yip Chun pour la préparation du film, me semble t'il), meme si je prefere le voir en free fight. Les techniques sont bonnes, et on y retrouve pour notre plus grand plaisir des Fok Sao, Bil Jee ou autre Bong Sao à tout bout de champs. Par contre, les adversaires sont  étrangements assez moyens, on est loin d'un Collin Chou dans Flash Point ou de Sammo dans SPL.
Chose regrettable :  l'utilisation des cables pour accentuer et renforcer les scenes de combat, notamment au niveau des impacts. Je ne vois vraiment pas pourquoi, mais d'un autre coté cela ne m'etonne pas de la part de Wilson Yip. C'est un habitué du genre ... Mais dans tous les cas, ca reste un excellent film de combat et j'espere de tout coeur qu'il fera un carton dans le box office asiatique






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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 15:15

Que le temps passe vite, dire que 2008 est déja sur le point de s'achever ...
Quand je repense au bon vieux temps, cette période marquée par le début d'une quete qui n'a depuis, jamais cessé en 15 ans d'existence. Une aventure humaine qui a démarré avec un entrainement ultra basique et sans matériel : du simple sparring et des frappes contre les arbres jusqu'à aujourd'hui ou chaque séance est structurée avec des objectifs bien précis. Il est vrai qu'à l'époque, les arts martiaux étaient beaucoup moins répandue. A l'inverse d'aujourd'hui, le marché n'était pas innondé de magazines, de videos ou autres gadgets d'auto apprentissage futiles. Les art martiaux étaient moins orientés marketing et on pouvait réellement apprécier chaque chose liée à ces derniers.

En souvenir de ce sejour, j'ai décidé de poster quelques photos.

Un grand merci à mes frères d'armes, avec qui j'ai passé des moments magnifiques ...
Long vie aux entrainements, en espérant qu'on gardera tous le meme rythme jusqu'à notre dernier souffle !


2002 : Kampasong & Bunho

2005 : Bunho & Kampasong & Chaufino & Christian


2008 : Chaufino & Marc & Christian & Carlo & Mickael


2008 : Christian & Chaufino & Carlo & Mickael & Yee Kao & Marc







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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 15:19

Pour étendre la réflexion sur la diversité dans les arts martiaux, je souhaitais reprendre un sujet  dont j’avais déjà évoqué auparavant : celui qui consistait à dire qu’il n’était techniquement pas possible au cours d’une vie humaine de maitriser plusieurs styles.

Avant de commencer, il est important de se fixer un dictionnaire commun en se mettant d’accord sur le degré de granularité qu’on veuille s’accorder dans la définition du terme maitriser. Pour ma part, « maitriser » signifie une absorption totale et objective de l’essence de l’art : en comprendre toutes ses arcanes dans ses moindres détails (enchainement, le pourquoi du mouvement …), être en mesure de les mettre en pratique dans n’importe quelle situation tout en fusionnant  son art avec les habitudes quotidiennes.

Cette remarque  peut paraitre paradoxale pour un soi disant pratiquant de JKD. Car comment peut on prétendre pratiquer un art qui au final est un mélange de styles si soi même on n’est pas en mesure d’en maitriser un seul. En gros, quel est l’intérêt de maitriser plus mais mal, plutôt qu’un seul mais bien, me diriez-vous ?

Juste pour rappel  le JKD n’est pas tout et n’importe quoi, un sumotori qui met un coup de pied n’est pas pour autant un pratiquant de JKD, de même pour un boxeur qui a été capable de mettre un coup de genou à un instant t ou un karatéka qui va au sol.  Il ne suffit pas de dire qu’on fait un peu de ci et de ca, et hop on est expert en JKD. Le JKD reste un principe, certes, mais qui possède une certaine ossature, un formalisme : une garde pied avant, des attaques identifiés et répertoriés … Si vous divergez de votre art initial, vous aurez créé quelques choses de nouveau propre à vous, mais vous ne pratiquerez pas pour autant le JKD.

Passé ce détail et pour revenir sur la question initiale, ma réponse consiste à dire qu’il est important de connaitre l’arsenal de votre adversaire pour mieux l’anticiper le recevoir. Connaitre les bases est suffisant car il n’est pas possible de faire mieux.  Nous sommes dans une position de contraintes, mise à part avoir une vie entièrement dédié aux arts martiaux, et encore …

De plus, le fait de connaitre plusieurs styles vous permets également de vous adapter à votre adversaire dans l’attaque. Que ferait un pratiquant de JKD contre un pratiquant de Tae Kwon Do, le premier le plaquera au sol ou cassera la distance dès que possible. L’objectif est de contenir de manière permanente votre adversaire, identifier ses points faibles et l’absorber dans votre système.

Au final, la diversité ne doit pas être uniquement sélective, mais totale avec un élément à prendre en compte : sa propre morphologie physique.

 

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 20:42


Que signifie se diversifier dans les arts martiaux ? A l’heure du MMA ou autres combats sans règles on entend souvent les pratiquants dire qu’il faut désormais mélanger les styles afin d’être « complet ». Prendre le meilleur de chaque, les unifier pour obtenir selon eux  l’art ultime.
Cependant, pour peu qu’on analyse un peu les événements majeurs de free fight dans le monde actuel, on ne constate au final que deux ou trois « styles » d’absorbés dans l’arsenal des combattants.
La percussion se pratique avec la boxe anglaise ou le muay thai. Ensuite on passe au sol avec le Judo ou tout bonnement son ancêtre le jiu Jitsu. Ce dernier est plus ou moins étoffé en fonction des préférences de chacun (style brésilien). D’autres combattants plus souples, se permettent des retournés ou autres coups pieds plus tendance Karaté ou Tae Kwon Do voire Kick Boxing. Mais ces derniers sont relativement rares dans le circuit.
Voila grosso modo, l’ouverture du MMA puisque la description ci-dessus est décliné pour le pancrace, le shoot fighting ou la chute boxe et j'en passe ...
Certains diront que cela est strictement suffisant pour gagner, car au final on aurait combiné les meilleurs styles.

Alors finalement que penser des pratiquants des autres styles : le Gung Fu, l’Aikido, la Capoeira … ou même les styles de Self Défense (Krav maga, Penchak silat …).
Bon la réponse est simpliste car déjà reprise maintes et maintes fois, un pratiquant de Gung Fu ne fait pas de show, il ne s’amuse pas à « maitriser » mais à frapper sur les points vitaux ou non. De même qu’en Penchak ou même en Hapkido, on ne s’entraine que pour tuer. Ce ne sont pas des sports (sauf le Sanda mais ca c’est encore une autre histoire)

L’objectif de mon post n’a pas vocation à comparer ni à dénigrer les  « clans » ; mais de dresser un constat, à soulever une base de reflexion pour moi meme.
Au final existe-il un art martial ou des tendances combinatoires plus efficaces que d’autres ? S’il s’agit de survie, la réponse est non. Cela dépend du pratiquant, de sa capacité et de sa condition physique. Tout les styles, pratiqués intelligement et assidument permettent l'auto défense.
S’il s’agit d’une compétition contrôlée et réglementée, la réponse est alors oui : il y a des styles meilleurs que d’autres. 
 

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