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Pratiquant et passionné par les arts martiaux sans frontières de styles, j'ai décidé de créer ce blog pour partager ma vision et ma perception du JKD.
Cela fait maintenant plus de 15 ans que je m’entraîne à un rythme régulier, alternant exercices physiques, pratiques,  mais également théoriques. Issu de courants divers, j’ai été très tôt attiré par l’esprit d’ouverture de ce concept ou la capacité humaine est d’avantage mise en avant au détriment du « style ».

Le JKD a pour objectif l’élévation du pratiquant, tant sur le plan physique que mental et peut etre par la même occasion un outil dans la réussite sociale. La perpétuelle remise en question de soi-même étant une des préoccupations majeures  de Bruce Lee

J’espère que ce site pourra vous guider ou vous apporter plus de lumière sur une dérivée possible.
Pour ma part et au risque de répéter et de plagier son auteur, c’est également grâce au JKD  et à sa pratique que j’ai pu construire ma vie et mon parcours professionnel actuel.

Ce site est donc en quelque sorte un hommage à ce génie du combat et à son héritage



Man Kin
mankin.tran@gmail.com

 

Archives

15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 14:45
 

On a eu Ong Bak ou Tom Yum Goon avec Tony Jaa pour transposer le muay thai sur grand écran, et Donnie Yen pour le grappling (Flash Point, SPL).  Il y a eu des centaines (voire des milliers) de films de Gung Fu et tous les styles y sont passés : Wing Chun, Shaolin, Hung Gar, Tai Chi chuan, la boxe de l’homme ivre … avec les plus grands pratiquants (Gordon Liu, Wang Yu, Jet Li, Jackie Chan, Donnie Yen). 

Il y a également eu des films de Ninja (la série US American Ninja avec Michael Dudikoff), de Kick Boxing (avec Van Damme ou Don Wilson), de Tae Kwon Do (Best of the Best, Spin Kick, Hapkido), de Judo (avec  notamment l’œuvre phare d’Akira Kurowasa : la légende du grand judo), d’Aïkido (avec Steven Seagal), de Jeet Kune Do (avec le film coréen Geochilmaru), de capoeira (Only the Strong avec Mark Dacascos), de catch (Foul King), de MMA (le très récent  Never Back Down) …. Parmi cette longue liste, on constate qu’un art martial très populaire n’a pas vraiment eu sa référence cinématographique. Et ce style n’est autre que le Karaté !

Certes il y a dans le passé un certain Fighter in the Wind, biographie de Mas Oyama (créateur du style Kyokunshikai) mais je trouve qu’il s’agit la plus  d’un film de combat avec certes de superbes chorégraphies mais qui pour moi, ne s’inspire pas du « vrai » karaté, pur et dur.
Si j’aborde le sujet c’est que le manque est désormais comblé grâce à Black Belt ou Kuro Obi. Ce film japonais est vraiment une réussite tant sur le fond  que sur  la forme.  L’histoire, en somme assez simple, reprend les grands principes des arts martiaux avec les clichés extrémistes du Yin et du Yang. Un maitre qui a trois élèves est mourant : qui des trois héritera du Kuro Obi (la ceinture noire) ?

Là ou le film est plus qu’intéressant  c’est pour sa mise en scène martial. On y retrouve des katas superbement réalisés (plus tendance Gojo Ryu - normal vue que l’acteur Akihito Yagi est un vrai pratiquant du style) mais surtout des techniques de Karaté magnifiquement orchestrés pour  toutes les scènes de combat. On y découvre vraiment l’application du style, authentique aussi bien au travers des attaques que des blocages. C’est très technique et surtout très beau à voir pour les connaisseurs.  Bref, un vrai film d’art martiaux asiatique comme on n’en avait pas vu depuis quelques temps.


 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 13:46

Je suis tombé sur une interview de Jean Claude Van Damme pour la promotion de son dernier film "JCVD". 
Interrogé sur la question de savoir si ce dernier envisagerait de tourner avec un Donnie Yen (que l'interlocuteur considère comme le meilleur kicker du moment) et/ou avec un Tony Jaa. J'avoue que sa reponse m'a carrément étonné.
Oser dire que Donnie ne fait pas le poids .. c'est trop fort. Faut il en rigoler ? En tout lui, il avait l'air serieux.
De deux choses, meme si (et je repete a haute voix le meme si), c'etait vrai car deja il faudrait que Van Damme puisse au moins le toucher dans ce cas. On ne meprise pas les autres acteurs de la sorte : genre ils font ce que je faisais il y a 10 ans (oui JC, tu connaissait le grappling il y a 10 ans que maintenant tu l'as completement oublie).  Dire que Tony Jaa utilise des cables, c'est dire qu'on ne connait pas qui est Tony Jaa tout simplement..

Et deuxiemement, jamais Van Damme ne fera le poids face à ces individus dans un combat reel, ce serait comme proposer  un combat entre Tyson et Rocky (Stallone). Meme s'ils ont chacun une musculature, une frappe et une endurance de sportifs ; l'issue du combat est d'une evidence totale. On ne compare pas un technicien/demonstrateur et un combattant ...
J'ai beaucoup apprécie JC de part le passé et je n'h'esitais pas a le dire (voir mon post :
http://jeetkunedo.over-blog.com/article-12641058.html) mais je trouve que sur ce coup la, c'est n'importe quoi.
La grenouille au fond du puit ne connait pas l'etendu de l'océan, il n'a pas appris a connaitre ses limites ? en tout cas, je trouve dommage que ce mec puisse dire de tel absurdités et salir la qualité martial de ces deux personnes.




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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 10:21


Très peu de temps en ce moment en partie dû a mon changement de travail. Je ne m’étendrais pas là dessus car le sujet ne sera pas forcement intéressant pour vous, mais surtout il n’a aucun lien avec les arts martiaux.

Désormais, je risquerais de bouger pas mal et d’ores et déjà un voyage est prévu dans le tuyau et ce sera… à Seattle. Qui dit Seattle dit la tombe de Bruce Lee et surtout Taky Kimura.
 
Je profite donc de mon blog pour lancer un appel dans l’espoir d’obtenir des informations sur Taky car j’ai cru entendre qu’il ne donnait plus de cours officiel, c'est-à-dire dans le cadre de clubs expose au grand public mais seulement à un groupe d’amis.

Y-aurait il parmi vous qui saurait comment rentrer en contact avec lui ? Pour moi, il s’agit de la personne (avec Ted Wong aussi), qui a su respecter au mieux les veritables principes du JKD (ou Jun Fan Gung Fu) après la mort de Lee. Ca me ferait très plaisir de pouvoir le rencontrer et « d’assister » à un de ses cours.
Par avance, merci à tout ceux qui pourront me renseigner. Vous pouvez également me contacter par email.

Voici quelques photos de la tombe de Bruce Lee, prise par une amie qui a fait le voyage.






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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:52

 
Comme j’ai eu un peu de temps libre ce week end, grâce entre autre au mauvais temps, j’en ai profité pour regarder The Eliminator avec Bas Rutten. Je ne sais pas si c’est son premier film en tant qu’acteur principal (il a été sollicité pas mal de fois auparavant mais plutôt en guest star ou dans des rôles secondaires), mais je l’ai trouvé plutôt bon acteur.  

Le film qui date de 2004, n’a à priori pas du rencontrer un énorme succès aux États Unis car il n’est officiellement toujours pas sorti en France. En terme de categorie,  c'est grosso modo un film d'action/combat europeen dans la ligné des Scorpions (fr), Underground (uk), etc ...
Et pour parler plus précisément du film en lui-même, bah restons franc et focalisons-nous directement (uniquement) sur les scènes de combat ; le scenario n’étant qu’un prétexte à des scènes d’actions. Et la, déception totale, le combat entre Bas et Marco Ruas, qui aurait pu être d’anthologie est carrément mauvais. Pas de technique de combat libre, de catch ou de grappling mais seulement de la percussion et encore limité aux coups de pieds retournés d’un Bas Rutten toujours aussi souple. Je ne comprends pas le choix du chorégraphe. Pourquoi ne pas mettre en avant les techniques de ces deux monstres du combat, capable de verrouiller ou de placer des clés en un clin d’œil.
Comme quoi, des champions il y en a plein les rues mais des acteurs capables de dégager un quelque chose, du charisme, une aura ...  dans les arts martiaux, c’est moins évident. J’espère que Bas se ressaisira et que son prochain film sera meilleur dans les séquences de fight. 

 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:04

The Dragon and the Tiger retrace la rencontre entre deux hommes dans une période où les arts martiaux, aux États Unis étaient encore méconnus ou plutôt associés au mysticisme ou au fantasme causés en partie par le stéréotypage d’un certain communautarisme asiatique. Ces deux pratiquants, en somme banals, sont devenus les hommes que l’on connait aujourd’hui. L’un, issue du Gung fu (sil lum) et adepte du body building, est resté dans l’ombre tandis que le second, pratiquant de Wing Chun est devenu une méga star internationale.
La série, écrit par Gregon Yimm Lee (fils du défunt James) et Sid Campbell (maitre en Karaté) comporte actuellement (ou definitevement?) deux volumes.
L’objectif était de retracer la période précédant leur rencontre et les aboutissements issus de ce partenariat, en mélangeant réalité et fiction. Pourquoi fiction, car le degré de détail abordé par les auteurs était trop fin, trop précis pour être possible à cette époque. Cette « biographie » revient donc notamment sur les dates clés de la vie des deux protagonistes, la publication du livre de Bruce Lee : « Chinese Gung Fu : Philosophical Art of Self Defense », son appréhension des techniques de la mante religieuse avec Maitre Gin Foon Mark, la famille et le réseau de James Yimm Lee (Al Novak, Wally Jay, Ed Parker …)

 

Deux ouvrages pour le moment (depuis 2006), mais je ne pense pas que d’autres volumes vont paraitre par la suite, malheureusement. Autant le premier est passionnant, autant le second l’est nettement moins. Beaucoup trop long, avec une narration qui devient monotone et sans surprise. On s’étend sur des détails par forcément pertinent, le rythme devient beaucoup moins soutenue, moins rythmée ; j’avoue m’être forcé pour la fin … C’est donc au final une œuvre réservée uniquement aux puristes de Bruce Lee désireux d’en connaitre toujours plus sur leur héro.

Ils sont disponibles sur des sites marchands en version anglaise uniquement, et vu le faible succès rencontré, il y aura très peu de chances qu’une version française voit le jour. 

 
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Vol 1

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Vol 2

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 14:31

Quand une personne me demande : « quel art martial tu pratiques ou qu’est ce tu fais comme art martial ? ». J’avoue que ma réponse n’est pas immédiate. J’ai besoin d’un temps de réflexion car comme vous l’auriez deviné, je ne suis pas un pratiquant « standard » dans la mesure où je ne suis pas adhérent à une formation, ni à un courant particulier (comme le Karaté, le Tae Kwon Do ou le  Judo par exemple). Partant de ce principe je n’ai pas de ceinture noire, de rang ou de classement et je n’ai d’ailleurs jamais cherché à les obtenir. C’est un choix et une décision personnelle, et je le maintiens haut et fort.
 
Mon style est le Jeet Kune Do et derrière cette appellation, on y retrouve plus un concept qu’un style, un axe de développement plutôt que des méthodes figées malgré que ce dernier soit totalement structuré. Le Jeet Kune Do est vaste mais il n’est pas non plus tout et n’importe quoi. Il a une ossature, un noyau même si il a évolué, principalement suivant deux directions. On parle de JKD classique porté par des anciens comme Taky Kimura ou Ted Wong et le JKD orienté Kali/Grappling par Dan Inosanto, et beaucoup plus repandu.
Quant à moi, je suis totalement JKD classique mais au final vais-je entrer dans toutes ces explications surtout si mon interlocuteur me pose simplement une question pratique ? De plus, je ne suis moi-même pas affilié a la fédération française de JKD, je n’ai aucune légitimité, aucune autorité ni de porter, ni de revendiquer cette appartenance au JKD.
Alors que répondre au final sans mentir ni même offenser mon interlocuteur ? 
 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 22:48

Comme disait Donnie Yen : "Jamais je ne serais un  grand maitre dans cette vie, car mon métier c'est acteur. Certes je suis un passionné d'arts martiaux mais je ne consacre pas assez de temps à mon entrainement. Face à un vrai maitre, je ne tiendrais pas bien longtemps ...".

Cependant Donnie a quand même reussit à allier travail et passion; chose extremement rare de nos jours pour le commun des mortels. 
En tout cas, cette phrase a eu beaucoup d'impact sur moi ces derniers temps. Je sais pertinement qu'à cause de ma profession, je ne consacre également pas assez de temps à mon entrainement. Meme si un entrainement n'est pas quantifiable dans la durée, dans la mesure ou ce dernier ne sera jamais suffisant meme au dela d'une vie entière ; je sais que je ne serais jamais un maitre dans ma passion. Cependant ai-je souhaité le devenir un jour ? Je me suis posé cette question et très honnetement je ne pense pas que je le veuille vraiment non plus. 
De plus je ne crois pas vraiment à la notion de maitre car nous sommes tous à la recherche perpetuelle de cette perfection dans l'expression de notre corps et le controle de notre pensée. Disons simplement que certains sont plus avancés dans cette quête et peuvent par conséquent aiguiller son prochain. Mais etre maitre impliquerait trop de sacrifices, trop de contraintes, une vie totalement dediée aux art martiaux.
Quant a moi, meme si je ne serais jamais un maitre, je continuerais a m'entrainer jusqu'a la fin de mes jours ...

 

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 10:52
En poussant ma réflexion sur l’art (cf : http://jeetkunedo.over-blog.com/article-4802675.html), j’ai cherché à approfondir ma compréhension sur une thématique ciblée qu’est le besoin de reconnaissance ou plus simplement la notoriété dans la pratique. La question que je me pose est la suivante : l’art doit il être forcément partagé (et apprécié) ou peut-il se pratiquer dans l’ombre, avec pour seul objectif l’épanouissement personnel ?
 
En effet, la situation est assez contradictoire surtout entre le discours affiché et le contenu.
A mon sens, une des raisons de cette contradiction est dû à l’ego. C’est un caractère propre à l’être humain et dans ce contexte, l’explication se traduit par le fait de vouloir montrer aux autres notre supériorité en termes de capacité de maitrise et d’expression du corps, un résultat de plusieurs années d’entrainements passés dans la souffrance, la sueur et la solitude ce qui est en quelque sorte une revanche sur le temps investit dans ce labeur et le fait d’être physiquement plus fort que son prochain.
Paradoxalement, l’art martial nous apprend à être humble, discret, respectueux et même silencieux. Ne réagir qu’en cas de nécessité absolue, comme le rappel si bien le dicton : « The art of fighting without fighting», également reprise par le fondateur de l’aïkido ou du défunt Bruce Lee.
Si l’on se limitait qu’à ces deux aspects, la question serait vite résolue : on dira juste que le deuxième point amènera à contrôler le premier. Un peu manichéen et simpliste.
 
Cependant l’art martial est supposé amener à une compréhension de soi, et par conséquent de son art. L’art martial apporte l’évolution mentale et intellectuelle pour ses pratiquants.
Pour rappel les plus grands artistes martiaux ont ainsi crées leurs propres styles à partir d’enseignement figé ou d’observations naturelles. Ces génies, tous devenus de grands maitres, ont ajouté une touche personnelle ce qui les ont distingués de leurs prédécesseurs et de leurs courants initiaux. On note la naissance de styles dans le style : en Karaté (shotokan, wado ryu, gojo ryu…), en Tai chi chuan (chen, yang, wu …). Et ensuite, si leurs arts ont pu survivre jusqu’en 2007, c’est que ces génies ont formés beaucoup de disciples, qui à leur tour ont transmis leur connaissances.
Je comprends tout à fait ces grands maitres qui ont développés leurs arts car persuadés de la supériorité de leurs styles, mais aussi de leurs compréhensions, visions et surtout de l’efficacité et l’ingéniosité dont on pouvait en jouir une fois la théorie maitrisée.
De même que pour le bouddhisme, avant les moines et autres lieu de cultes, le prophète est parti émanciper sa voie, sa vision et surtout sa perception ... par lui-même. Ainsi tout créateur souhaite montrer, développer, faire admettre et surtout faire apprécier son chef d’œuvre à une population de masse. Pour cela, il lance des défis, propose des débats, il casse des dojos (pour les extrêmes), il recrute pour répandre et assurer sa descendance. On raconte que l’auteur du Kyokushinkai était un véritable combattant, terrassant dojos sur dojos … alors comment réconcilier l’image ou la vertu des arts martiaux qui imposent que le pratiquant soit humble, et surtout que son entrainement doit être avant tout personnelle et secret ! On s’entraine d’abord pour soi, pas pour pesuader les autres. Bien entendu, d’autres l’ont fait dans ce sens : c’est ainsi le cas de Miyamoto Musashi qui n’a écrit son ouvrage que vers la fin de sa vie.
 
Au final, qui sont les plus grands artistes ? Ceux qui ont marqués ou ceux qui n’ont jamais voulu communiquer ? Peut-on éternellement s’entrainer dans l’indifférence et l’incompréhension des autres ? Si Bruce Lee s’est mis dans le cinéma, c’est selon l’intéressé un excellent canal de communication, voire le meilleur pour imposer son art qu’est le Jeet Kune Do au grand public (cf. Le Jeu de La Mort).
Bien évidemment, je ne me prétends pas a la hauteur de ces illustres grand maitres, mais en tant qu’être humain, en tant que pratiquant, cette idée m’intrigue et m’interpelle.
La réflexion commence …
 
 
 
 
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 10:45
Une erreur commise par une grande majorité des pratiquants est de négliger l’entrainement physique. Cela peut paraitre surprenant mais à mon sens, lors d’une confrontation réelle le physique prévaut sur la technique. Avoir une belle ceinture noire ne vous mets pas à l’ abri d’un lascar bien bâti physiquement si vous n’avez pas assez de force, d’endurance ou de rapidité. Une preuve en est avec les tournois d’UFC, de Pride ou autres evenements de type MMA ou comme je l’avais indiqué dans un post précédent, la technique se perdait de plus en plus au profit de la force brutale ou simplement bestiale. Et malheureusement ca marche (Bob Sapp, Akebono en sont des exemples) ….
 
De toute façon, il a été prouvé qu’avec une différence de poids de 20kg, les coups du plus léger (hors parties vitales) n’auraient que peu de conséquences en termes de dommages. Osons dépasser le côté politiquement correct du sport, si l’on a créé des catégories de poids (en boxe, en tae kwon do …) c’est uniquement dans l’objectif de laisser une chance aux plus légers de remporter des titres lors des compétitions. . ce qui n'est bien sur absolument pas le cas d'un combat de rue. 

Mais bon je m’égare et pour revenir au sujet principal, je voulais souligner c’est que pour réaliser une technique : coup de pied, retourné sauté, etc …  il vous faut une condition physique suffisante c'est-à-dire une jambe d’appui suffisamment stable, une certaine souplesse … sans cela on y arrivera pas même si on a compris la théorie qui repose derrière l’exécution (pivot des hanches, talon qui se tourne sur lui-même, etc …).Que dire du sol si ce n’est encore pire, le grappling nécessite un cardio hors du commun et une constitution imposante sinon vous êtes cuit face a un poids lourds.
Bref passez plus de temps sur votre préparation physique car ne rêvez pas ; si vous n’êtes pas suffisamment entrainé physiquement, vous ne serez jamais a la hauteur pour parfaire vos techniques.
Et même, dans une confrontation reelle, mieux vaut etre pret physiquement (force, capacite a encaisser, endurance ...) plutot que de se reposer sur les merites de votre ceinture.
   
 
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 13:43

 Le sens du mot « égo » peut prendre plusieurs directions en fonction des sources et des domaines de définition. En psychologie, il signifie le fondement de la personnalité. Dans le domaine de la spiritualité, il est perçu comme étant une entrave à notre développement personnel.
Dans un contexte martial et de progression individuelle, j’ai souhaité orienter ma réflexion uniquement vers la seconde option. De manière simpliste et caricaturale, l’ego peut être définie comme une appréciation personnelle ; et est répertoriée sous deux catégories : le physique (externe) et le mental (interne). Tel le Yin et le Yang, ces deux aspects sont interdépendants. Avoir de l’ego est important pour vivre dans notre société actuelle.

Le fait de prétendre se connaitre soi-même est une autre chose (j’utilise volontairement le mot prétendre car très peu de gens sont en mesure de se connaitre eux même) parce que cela nous donne plus d’assurance (ou de rétractions) dans nos actions. Se connaitre soi même nécessite du temps, un facteur différent en fonction de chaque individu, et du recul, on parle d’expérience ou de maturité. De plus, on se connait par rapport à un contexte ou à un référentiel. L’ego peut être porté par ce sentiment de connaissance physique et/ou mentale qu’on a de nous même, animé de manière plus ou moins forte …

Cependant l’ego agit à double tranchant car il empêche parfois l’individu de s’ouvrir (contexte spirituel), d’apprendre et par la même occasion d’évoluer car persuadé d’être déjà en avance de phase par rapport à son prochain.
C’est quelque chose qu’on remarque souvent chez les budokas, quelles « ceintures noires » que ce soient en Karaté, Tae Kwon Do ou autres disciplines accepteraient un conseil de la part d’un pratiquant de grade inferieur. Inconcevable ! Comment une personne de rang plus bas peut-il aider dans la recherche de la voie ?

Et pourtant chaque être humain est différent, disposant d’une expérience et d’un point de vue pertinent en fonction de ses centres d’intérêt et d’investissement. Une ceinture blanche aurait elle systématiquement tort face à son sensei ou à son sifu ?
Pour moi les remarques d’un débutant sont parfois les plus intéressantes du fait que ce dernier n’a pas encore été « absorbé » par le système. S’il remet en cause certaines méthodes d’entrainement, de positionnements … c’est peut être aussi parce que la transmission millénaire n’a pas pris en compte certains éléments contemporains ou simplistes? N’oublions que tout est voué à l’évolution : la société, l’être humain alors pourquoi pas les styles ?
En effet, pourquoi faire la pose du cavalier de fer pendant trois heures, alors qu’on obtient des résultats similaires avec une bonne série de squat ? Pourquoi répéter des poomses ou des blocages qui ne fonctionneront jamais dans la réalité ? Est-ce parce que le grand maitre a dit un jour que ce serait comme ca? Est-ce par égo, du fait qu’une « ceinture noire » a débuté son apprentissage plus tôt (disposant d’un savoir plus complet) et qu’il souhaite conserver sa hiérarchie face aux disciples ?
Un maitre qui hésiterait, qui critiquerait ses propre techniques … ce serait l’humiliation car il n’aurait finalement plus rien à enseigner! Et pourtant l’ouverture permettrait d’évoluer encore plus, vers son art, vers soi même … peut être est ce là le véritable but de l’enseignement des arts martiaux : initier les gens a la recherche de leur voie plutôt que de leur inculquer un système ?

 

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