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JKD

Lundi 11 décembre 2006

 


« Le bois ne rend pas les coups », la fameuse réplique de Bruce Lee suite à la casse de Bob Wall avant leur affrontement dans Operation Dragon (Enter the Dragon).

Adepte du JKD, je me suis penché sur le fond de l’exercice de casse. Bruce Lee fustigeait ce type d’entraînement, soulignant le fait qu’un adversaire ne sera jamais statique, immobile au point d’attendre qu’on lui frappe dessus … jusqu’au jour ou un de ses amis (James Yimm Lee – mais je ne suis pas sur) lui fit découvrir le sens réel de cet exercice. Depuis, il enchaîna une dizaine de planches par jour, pieds poing confondus.

Il est intéressant de noter que la casse est un exercice très courant dans les mondes du Karaté et du Tae Kwon Do. Elle est même incluse dans les passages de grades, pour dire son importance. De plus, il n’est pas rare de voir de manière systématique des séquences de casse « extraordinaire » durant les show d’arts martiaux (Bercy). Des maîtres qui cassent des blocs entiers de glaçons, des battes de baseball, des dizaines de tuiles empilées  les unes sur les autres …

Certains, notamment les pratiquants d’arts martiaux internes souligneront que la casse est  un exercice débile tout juste bon pour s’abîmer les articulations (une mauvaise frappe peut être dangereuse pour la main) ou alors un simple exercice de force ou la technique n’a pas sa place.

J’ai essayé de comprendre les avantages que cet exercice pourrait me procurer et éventuellement l’inclure dans mon entraînement.

Selon moi l’exercice « classique » montré dans les démonstrations médiatisées ou pratiqués dans les passages de grades doit être totalement modifié. Des casses où il faut positionner trois personnes en guise de contre poids pour tenir la planche et ou n’importe quel choc engendrerait le même effet, ça ne mène a rien. Passer dix secondes à « chauffer » son chi et pousser un kia … c’est bon pour impressionner l’adversaire.
Une casse doit permettre aux pratiquants de vérifier que son coup est suffisamment sec et rapide. Pour cela, celui qui tient la planche doit le faire sans aucun contre poids. Le meilleur moyen serait de le tenir d’une seule main ou simplement à l’aide de ses doigts. Si la frappe n’est pas assez sèche ou/et rapide, la planche s’envolera sans se casser.
Bien entendu, c’est rendre l’exercice initial beaucoup plus ardu, et ne plairont pas aux amateurs trop fiers de remettre en cause leurs capacités.

Autre attitude à adopter : ne pas passer dix secondes à se concentrer sur son chi. Toujours frapper de préférence de la main avant (garde de boxe – jab, si on arrive de plus près on y arrivera de plus loin) et frapper en 2 à 3 secondes maximum.
Il faut imaginer que la planche représente les cotes de votre adversaire. Jamais ce dernier ne vous laissera autant temps de préparation dans une situation réelle…

 

 

Par Tiger Ray
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Mardi 13 mars 2007


Je vais profiter de ce post pour rendre un petit hommage à James Yimm Lee. N’allez pas demander à votre entourage qui était cet homme, vous ne trouveriez certainement pas beaucoup de réponses. Né en 1920, à Oakland – Etats Unis, il doit sa notoriété dans le microcosme du Wing Chun et du Jun Fan Gung Fu principalement grace à son amitié avec Bruce Lee.

Cependant, il a quand même eu le temps d’écrire plusieurs ouvrages au cours de sa vie, dont un intitulé « Wing Chun Kung Fu ». Ce livre présente les bases de la version modifiée que lui avait enseigné Bruce Lee. On y retrouve également des images de Ted Wong, autre disciple de Bruce Lee. Un livre simple et direct pour expliquer les fondamentaux du style.

Pour ma part, j’aime beaucoup sa vision des arts martiaux et la manière dont il a mené sa vie, modeste et remplie – malgré le peu d’écrit qu’il a laissé derrière lui, et donc le peu d’information sur ses pensées (en 1940, le partage de l’information n’était pas chose aisée). C’était un homme simple, un pratiquant assidu et surtout un passionné. Il s’entraînait avec ses amis sans rechercher la gloire, ni conséquences ou autres impacts financiers. Pour lui, l’entraînement primait sur tout. Adepte du body building, il avait commencé son apprentissage par le style « sil lum » jusqu’au jour ou il comprit que ces techniques surnaturelles n’étaient rien d’autres que des escroqueries qui tenaient plus à intimider un adversaire qu'à des vrais arts martiaux. La beauté mystique d’un gung fu permet parfois de véhiculer des rêves, surtout quand ce dernier peut ramener de l’argent. Bruce Lee lui a ouvert les yeux sur la réalité du combat, le travail scientifique pour y arriver et surtout la patience et la souffrance des entraînements.

James Yimm Lee n’a peut être pas marqué l’histoire, il n’était peut être pas l’homme le plus fort au monde mais un homme qui a passé toute sa vie a l’entraînement, ne serait certainement pas non plus le plus mauvais.

 

 

 

Par Tiger Ray
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Jeudi 30 août 2007

Comme j'ai un peu de temps en ce moment (vacances donc baisse d'activité), j'en profite pour mettre cette image sur la garde "standard" du JDK.
Le JKD de base propose une garde non orthodoxe c'est à dire que la jambe d'attaque est positionné devant, au contraire de la plupart des autres styles (Karate, Savate, Full Contact...). De mémoire, seul le Sanda a conservé cette posture. L'interet : l'interception, et oui, en JKD on bloque avant d'attaquer. 
De plus selon la theorie de Bruce Lee, une jambe devant permets de reduire la distance avec la cible (l'ennemi).

  


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Par Tiger Ray
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Vendredi 16 novembre 2007
Une erreur commise par une grande majorité des pratiquants est de négliger l’entrainement physique. Cela peut paraitre surprenant mais à mon sens, lors d’une confrontation réelle le physique prévaut sur la technique. Avoir une belle ceinture noire ne vous mets pas à l’ abri d’un lascar bien bâti physiquement si vous n’avez pas assez de force, d’endurance ou de rapidité. Une preuve en est avec les tournois d’UFC, de Pride ou autres evenements de type MMA ou comme je l’avais indiqué dans un post précédent, la technique se perdait de plus en plus au profit de la force brutale ou simplement bestiale. Et malheureusement ca marche (Bob Sapp, Akebono en sont des exemples) ….
 
De toute façon, il a été prouvé qu’avec une différence de poids de 20kg, les coups du plus léger (hors parties vitales) n’auraient que peu de conséquences en termes de dommages. Osons dépasser le côté politiquement correct du sport, si l’on a créé des catégories de poids (en boxe, en tae kwon do …) c’est uniquement dans l’objectif de laisser une chance aux plus légers de remporter des titres lors des compétitions. . ce qui n'est bien sur absolument pas le cas d'un combat de rue. 

Mais bon je m’égare et pour revenir au sujet principal, je voulais souligner c’est que pour réaliser une technique : coup de pied, retourné sauté, etc …  il vous faut une condition physique suffisante c'est-à-dire une jambe d’appui suffisamment stable, une certaine souplesse … sans cela on y arrivera pas même si on a compris la théorie qui repose derrière l’exécution (pivot des hanches, talon qui se tourne sur lui-même, etc …).Que dire du sol si ce n’est encore pire, le grappling nécessite un cardio hors du commun et une constitution imposante sinon vous êtes cuit face a un poids lourds.
Bref passez plus de temps sur votre préparation physique car ne rêvez pas ; si vous n’êtes pas suffisamment entrainé physiquement, vous ne serez jamais a la hauteur pour parfaire vos techniques.
Et même, dans une confrontation reelle, mieux vaut etre pret physiquement (force, capacite a encaisser, endurance ...) plutot que de se reposer sur les merites de votre ceinture.
   
 
Par Tiger Ray
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Mardi 19 février 2008

Quand une personne me demande : « quel art martial tu pratiques ou qu’est ce tu fais comme art martial ? ». J’avoue que ma réponse n’est pas immédiate. J’ai besoin d’un temps de réflexion car comme vous l’auriez deviné, je ne suis pas un pratiquant « standard » dans la mesure où je ne suis pas adhérent à une formation, ni à un courant particulier (comme le Karaté, le Tae Kwon Do ou le  Judo par exemple). Partant de ce principe je n’ai pas de ceinture noire, de rang ou de classement et je n’ai d’ailleurs jamais cherché à les obtenir. C’est un choix et une décision personnelle, et je le maintiens haut et fort.
 
Mon style est le Jeet Kune Do et derrière cette appellation, on y retrouve plus un concept qu’un style, un axe de développement plutôt que des méthodes figées malgré que ce dernier soit totalement structuré. Le Jeet Kune Do est vaste mais il n’est pas non plus tout et n’importe quoi. Il a une ossature, un noyau même si il a évolué, principalement suivant deux directions. On parle de JKD classique porté par des anciens comme Taky Kimura ou Ted Wong et le JKD orienté Kali/Grappling par Dan Inosanto, et beaucoup plus repandu.
Quant à moi, je suis totalement JKD classique mais au final vais-je entrer dans toutes ces explications surtout si mon interlocuteur me pose simplement une question pratique ? De plus, je ne suis moi-même pas affilié a la fédération française de JKD, je n’ai aucune légitimité, aucune autorité ni de porter, ni de revendiquer cette appartenance au JKD.
Alors que répondre au final sans mentir ni même offenser mon interlocuteur ? 
 

jkd.png



Par Tiger Ray
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A propos

 



Pratiquant, chercheur et passionné des art martiaux, j’ai eu dans le passé l’occasion
de découvrir plusieurs styles comme le gung fu wing chun, la mante religieuse,
la boxe anglaise, la savate , le muay thai, le tae kwon do ...
Le but de cette diversification était de "découvrir" un maximum pour mieux connaître celui qui me sera
le plus approprié et eventuellement comprendre comment faire face à un adversaire issu
de courant "différent" . J’emploie volontairement le mot « découvrir » car appréhender un style, ne serait ce
qu’un seul, nécessite à mon sens une vie entière  si l’on souhaite assimiler completement le véritable essence que procure
un art martial ou meme simplement une methode de combat.
Cela fait plus de 10 ans que je m’entraîne à un rythme très régulier, alternant exercices physiques,
pratiques, scientifiques mais aussi théoriques.

Une personne en particulier m'a énormement influencé dans ma quete de la voie : Bruce Lee, avec son principe ou
son concept du Jeet Kune Do ou l’art de l’expression du corps humain. Pourquoi ? Parce qu'il est celui qui a révolutionné
le courant traditionnel des arts martiaux avec sa remise en question perpétuelle de notre connaissance vis-à-vis
de notre art et de nous memes. 
Ce site est donc en quelque sorte un hommage a ce génie du combat et à son heritage 

Man Kin
Mankin@free.fr

 


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