Je suis tombé sur une interview de Jean Claude Van Damme pour la promotion de son dernier film "JCVD".
Interrogé sur la question de savoir si ce dernier envisagerait de tourner avec un Donnie Yen (que l'interlocuteur considère comme le meilleur kicker du moment) et/ou avec un Tony Jaa. J'avoue que sa reponse m'a carrément étonné.
Oser dire que Donnie ne fait pas le poids .. c'est trop fort. Faut il en rigoler ? En tout lui, il avait l'air serieux.
De deux choses, meme si (et je repete a haute voix le meme si), c'etait vrai car deja il faudrait que Van Damme puisse au moins le toucher dans ce cas. On ne meprise pas les autres acteurs de la sorte : genre ils font ce que je faisais il y a 10 ans (oui JC, tu connaissait le grappling il y a 10 ans que maintenant tu l'as completement oublie). Dire que Tony Jaa utilise des cables, c'est dire qu'on ne connait pas qui est Tony Jaa tout simplement..
Et deuxiemement, jamais Van Damme ne fera le poids face à ces individus dans un combat reel, ce serait comme proposer un combat entre Tyson et Rocky (Stallone). Meme s'ils ont chacun une musculature, une frappe et une endurance de sportifs ; l'issue du combat est d'une evidence totale. On ne compare pas un technicien/demonstrateur et un combattant ...
J'ai beaucoup apprécie JC de part le passé et je n'h'esitais pas a le dire (voir mon post : http://jeetkunedo.over-blog.com/article-12641058.html) mais je trouve que sur ce coup la, c'est n'importe quoi.
La grenouille au fond du puit ne connait pas l'etendu de l'océan, il n'a pas appris a connaitre ses limites ? en tout cas, je trouve dommage que ce mec puisse dire de tel absurdités et salir la qualité martial de ces deux personnes.
L’autre jour, un ami m’a prêté une vidéo de free fight d’un genre nouveau : des combats en équipes. Ils ont appelé ca l’IFL ou l’International Fight League et c’est une
compétition américaine.
On comprendra par là que les participants sont majoritairement des américains avec leurs caractéristiques bien particulières (de la masse produit avec un mélange de protéine et de créatine taillé
avec de l’hydroxycut).
Comparé à un « classique » dans le genre Pride, WCFC ou Vale Tudo … ici il y a plusieurs équipes toutes coaché par une ancienne légende du milieu (Bas Rutten, Marcos Ruas, Shamrock
…).
Cependant les combats sont en solos et un système de points par victoire est mise en place.
Ce n’est pas non plus des « tags tournaments » comme on pourrait en trouver dans le catch (Japonnais ou Américain) ou les partenaires peuvent s’interchanger entre eux en plein
match…
Après 5mn de visionnage, on commence sérieusement à s’ennuyer. C’est triste a dire pour du combat libre ou sois disant ou tout est permis. En fait c’est surtout le manque de
technique des combattants mais ca, ce n’est pas uniquement un problème de l’IFL surtout si vous êtes un connaisseur des UFC.
Je pense que plus le temps passe et plus on se dirige vers du combat bestial ou la force brute prime sur la technique. On est bien loin du temps des premiers UFC ou Royce Gracie, alors de
constitution « chétif » arrivait à battre tous ces adversaires en un temps record. Certes vous allez me dire que l’effet « grappling » est mort ; le combattant du
XXI eme siècle est avant tout un athlète complet en mélangeant sol et percussion. Il complète son entrainement avec la natation, le marathon, le yoga …
Mais bon quand on regarde bien leurs techniques de poings, ca ne dépasse que rarement les deux coups après on s’agrippe ou on va au sol et là, c’est parti pour de la lutte pendant un bon bout de
temps ou l’endurance, le poids et la force reviennent sur le devant.
Désole pours les puristes mais je pense honnêtement qu’il y a encore trop de règles dans ces compétitions de MMA pour que les combattants techniques au poids plus léger aient vraiment leur place,
et c’est dommage.
Très peu de temps en ce moment ce qui explique les faibles mises à jour sur mon blog, il devient de plus en plus difficile de concilier à la fois travail (quand on est pas dans le
milieu, relation sociale, entrainement, culture martiale …
Parfois je me pose beaucoup de questions sur ce qu’est finalement un artiste martial du XXI eme siècle ? Quand je vois les plus « prestigieux » de nos jours, ils passent quand même
pas mal de temps sur leur marketing, la publicité, les relations publiques tout le boulot sur l'exploitation de leur image … ils ne s’entrainent qu’en vue des combats planifiés des
mois à l’ avance …
Bref, je reviendrais certainement sur le sujet dans les jours à venir.
En attendant, je suis en train de m’intéresser a un super combattant … tenez vous bien, issu du Tae Kwon Do. Oui oui, ca existe et il s’appelle Serkan Yilmaz et il combat dans le circuit du
K1 !
Sa spécialité : le retourné ou comme on dit en anglais : le spinning back kick. Mais bon, c’est aussi un combattant complet qui boxe à l’anglaise et balance des lows kick à la muay thai
…
Depuis la nuit des temps, les histoires véhiculées sur les « anciens » pratiquants ont toujours attirés et enthousiasmés les pratiquants d’arts martiaux dits « contemporains ». Un sentiment de fascination a toujours subsisté à l’égard de ces maîtres du passé dont on ne connaît pourtant qu’une infime partie de leur existence.
Pour cela il suffit de voir le nombre de films ou d’ouvrages concernant des personnalités comme Wong Fei Hung, Huo Yuan Jia, Miyamoto
Musashi ou autres moines Shaolin… Leur côté mystérieux, traditionnel et juste - qui a permis de les propulser au rang de légendes - fascine et attire
même si on sait pertinemment que leurs exploits ne sont en fait qu’un savant mélange de vérité et de fiction.
Mais même sans aller aussi loin dans le temps, Mohammed Ali est toujours considéré comme un des meilleurs boxeurs au monde alors que plusieurs générations se sont écoulées. Or on sait très bien
que les techniques ont évolués (et donc été améliorés) depuis, les méthodes d’entraînement de nos jours ont été prouvées scientifiquement qu’elles étaient largement plus efficaces sur le
plan performance et « rentabilité » que celles d’autrefois. Quand on s’émerveillait devant les muscles d'un Bruce Lee en 1972, en 2007 n’importe quel acteur est en mesure de disposer en
un temps record d'un corps d’athlète identique (prise de massage musculaire et séchage complet).
Paradoxalement plus le temps passe et plus on a tendance à regretter ces géants d’autrefois alors que nos guerriers des temps modernes ont beaucoup plus de « moyens » et
de facilités pour mieux réussir, et donc potentiellement plus enviable.
Effet marketing pour mieux vendre ? En tout cas moi je vois derrière ces légendes des hommes qui ont réussi à marquer l’histoire par la force du travail et forcément cela impose le respect
(respect du travail et pas forcement de la reconnaissance).
Quant à la question : étaient ils vraiment plus fort que les pratiquants d’aujourd’hui ? Ma réponse est sans équivoque : Oui parce qu’autrefois l’entraînement était une totale manière de vivre.
Ces hommes ont vécu durant des périodes ou la société était nettement moins influencée par l’argent et le confort. On ne disait pas : je vais au club ce soir mais plutot demain
soir je ne m'entraine pas.
Ils s’entraînaient jour et nuit car l’objectif était juste de devenir plus « fort » … De nos jours qui peut prétendre s’entraîner aussi
intensément alors que les loisirs et contraintes sont de plus en plus présent dans notre quotidien?
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Huo Yuan Jia |
Wong Fei Hong |
Chambers of Shaolin |
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Je viens de terminer la lecture du livre "Mudo, les arts martiaux coréens" par Serge Trochet (6eme Dan) et Frédéric Chaussade (4eme Dan). A l’instar du Budo Japonais ou du Wu Shu Chinois, le Mudo regroupe l’ensemble des arts martiaux d’origine coréenne. Cet ouvrage - très complet – propose de retracer depuis la nuit des temps, l’histoire des styles émanant de la Corée. Passant de l’Hap Ki Do au Tae Kwon Do, on y découvre également des styles beaucoup moins connus comme le Taekyon, le Hwarangdo, le Soobakdo/tangsoodo ou le Ssirum (une sorte de sumo coréen) … Globalement, ce livre est une véritable encyclopédie, très précis et surtout extrêmement riche. Tellement riche qu’on risque meme de s’y perdre parmi la liste des dates et des noms évoqués. L’ouvrage se focalise principalement sur la présentation des grands acteurs et des événements qui ont marqués la progression de chaque style. Et à ce propos, on peut regretter le manque d’informations sur l’essence et le contenu des styles. Le seul fait marquant est de constater que l’évolution du Tae Kwon Do - que ce soit en France ou dans le monde - n’a absolument rien à envier à la politique moderne. De scissions de fédération, en luttes acharnées pour le pouvoir, c’est fou ce que un « art martial » peut changer en termes d’aboutissements et d’objectifs quand la renommée, la gloire et le pouvoir y sont impliqués. Dans ce contexte, je ne parle même pas de sous - ce sera sûrement encore pire – car je ne connais pas les revenus des entraîneurs nationaux ou les dirigeants des plus grandes fédérations (ITF et WTF pour les instances internationales, et les FFTDA ou autres FFTKD pour la France …). Mais bon, de nos jours c’est pareil pour tous les arts martiaux devenus sport. Tous les « coups » sont bons pour être au sommet de l'empire ... |
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