Comme disait Donnie Yen : "Jamais je ne serais un grand maitre dans cette vie, car mon métier c'est acteur. Certes je suis un passionné d'arts martiaux mais je ne consacre
pas assez de temps à mon entrainement. Face à un vrai maitre, je ne tiendrais pas bien longtemps ...".
Cependant Donnie a quand même reussit à allier travail et passion; chose extremement rare de nos jours pour le commun des mortels.
En tout cas, cette phrase a eu beaucoup d'impact sur moi ces derniers temps. Je sais pertinement qu'à cause de ma profession, je ne consacre également pas assez de temps à mon entrainement.
Meme si un entrainement n'est pas quantifiable dans la durée, dans la mesure ou ce dernier ne sera jamais suffisant meme au dela d'une vie entière ; je sais que je ne serais jamais un maitre dans
ma passion. Cependant ai-je souhaité le devenir un jour ? Je me suis posé cette question et très honnetement je ne pense pas que je le veuille vraiment non plus.
De
plus je ne crois pas vraiment à la notion de maitre car nous sommes tous à la recherche perpetuelle de cette perfection dans l'expression de notre corps et le controle de notre pensée.
Disons simplement que certains sont plus avancés dans cette quête et peuvent par conséquent aiguiller son prochain. Mais etre maitre impliquerait trop de sacrifices, trop de contraintes, une vie
totalement dediée aux art martiaux.
Quant a moi, meme si je ne serais jamais un maitre, je continuerais a m'entrainer jusqu'a la fin de mes jours ...
De toute façon, il a été prouvé qu’avec une différence de poids de 20kg, les coups du plus léger (hors parties vitales) n’auraient que peu de conséquences en termes de dommages. Osons dépasser le côté politiquement correct du sport, si l’on a créé des catégories de poids (en boxe, en tae kwon do …) c’est uniquement dans l’objectif de laisser une chance aux plus légers de remporter des titres lors des compétitions. . ce qui n'est bien sur absolument pas le cas d'un combat de rue.
Mais bon je m’égare et pour revenir au sujet principal, je voulais souligner c’est que pour réaliser une technique : coup de pied, retourné sauté, etc … il vous faut une condition physique suffisante c'est-à-dire une jambe d’appui suffisamment stable, une certaine souplesse … sans cela on y arrivera pas même si on a compris la théorie qui repose derrière l’exécution (pivot des hanches, talon qui se tourne sur lui-même, etc …).Que dire du sol si ce n’est encore pire, le grappling nécessite un cardio hors du commun et une constitution imposante sinon vous êtes cuit face a un poids lourds.
Et même, dans une confrontation reelle, mieux vaut etre pret physiquement (force, capacite a encaisser, endurance ...) plutot que de se reposer sur les merites de votre ceinture.
Le sens du mot « égo » peut prendre plusieurs directions en fonction des sources et des domaines de définition. En psychologie, il signifie le fondement de la
personnalité. Dans le domaine de la spiritualité, il est perçu comme étant une entrave à notre développement personnel.
Dans un contexte martial et de progression individuelle, j’ai souhaité orienter ma réflexion uniquement vers la seconde option. De manière simpliste et caricaturale, l’ego peut être définie comme
une appréciation personnelle ; et est répertoriée sous deux catégories : le physique (externe) et le mental (interne). Tel le Yin et le Yang, ces deux aspects sont interdépendants.
Avoir de l’ego est important pour vivre dans notre société actuelle.
Le fait de prétendre se connaitre soi-même est une autre chose (j’utilise volontairement le mot prétendre car très peu de gens sont en mesure de se connaitre eux même) parce que cela nous donne plus d’assurance (ou de rétractions) dans nos actions. Se connaitre soi même nécessite du temps, un facteur différent en fonction de chaque individu, et du recul, on parle d’expérience ou de maturité. De plus, on se connait par rapport à un contexte ou à un référentiel. L’ego peut être porté par ce sentiment de connaissance physique et/ou mentale qu’on a de nous même, animé de manière plus ou moins forte …
Cependant l’ego agit à double tranchant car il empêche parfois l’individu de s’ouvrir (contexte spirituel), d’apprendre et par la même occasion d’évoluer car persuadé d’être déjà
en avance de phase par rapport à son prochain.
C’est quelque chose qu’on remarque souvent chez les budokas, quelles « ceintures noires » que ce soient en Karaté, Tae Kwon Do ou autres disciplines accepteraient un conseil de la part
d’un pratiquant de grade inferieur. Inconcevable ! Comment une personne de rang plus bas peut-il aider dans la recherche de la voie ?
Et pourtant chaque être humain est différent, disposant d’une expérience et d’un point de vue pertinent en fonction de ses centres d’intérêt et d’investissement. Une ceinture
blanche aurait elle systématiquement tort face à son sensei ou à son sifu ?
Pour moi les remarques d’un débutant sont parfois les plus intéressantes du fait que ce dernier n’a pas encore été « absorbé » par le système. S’il remet en cause certaines méthodes
d’entrainement, de positionnements … c’est peut être aussi parce que la transmission millénaire n’a pas pris en compte certains éléments contemporains ou simplistes? N’oublions que tout est
voué à l’évolution : la société, l’être humain alors pourquoi pas les styles ?
En effet, pourquoi faire la pose du cavalier de fer pendant trois heures, alors qu’on obtient des résultats similaires avec une bonne série de squat ? Pourquoi répéter des poomses ou des
blocages qui ne fonctionneront jamais dans la réalité ? Est-ce parce que le grand maitre a dit un jour que ce serait comme ca? Est-ce par égo, du fait qu’une « ceinture noire » a
débuté son apprentissage plus tôt (disposant d’un savoir plus complet) et qu’il souhaite conserver sa hiérarchie face aux disciples ?
Un maitre qui hésiterait, qui critiquerait ses propre techniques … ce serait l’humiliation car il n’aurait finalement plus rien à enseigner! Et pourtant l’ouverture permettrait d’évoluer
encore plus, vers son art, vers soi même … peut être est ce là le véritable but de l’enseignement des arts martiaux : initier les gens a la recherche de leur voie plutôt que de leur
inculquer un système ?
Dans la fin des années 90, Jean Claude Van Damme était un acteur très en vogue dans le cinéma d'arts martiaux et qui a meme reussit l'exploit de créer un style nouveau et copié par beaucoup par la suite. Les films dits de "Kick Boxing" ou de "Full Contact" ont connus leurs heures de gloires grace à des titres comme Kick Boxer, Blood Sport ou Le Grand Tournoi (aka the Quest).
Aujourd'hui en 2007, Van Damme est d'avantage connu pour ses deboires du fait des interviews qu'il a fait sur différents plateaux de télévision avec sa fameuse replique "be aware". Beaucoup de gens (pour ne pas dire la quasi majorite) se moquent de lui de facon assez cruel.
Si j'ai décidé d'ecrire ce post, c'est que je ne partage pas du tout l'opinion publique sur cet acteur/pratiquant. Pour peu qu'on revoit ses films (et surtout le superbe Karate Tiger ou il jouait le role du méchant), on s'apercoit immédiat du degré technique de ce gars. De plus, il est doté d'une très bonne musculature (dès 1990) mais et surtout d'une souplesse extraordinaire que beaucoup de gens (pour ne pas dire la quasi majorite) n'atteindront jamais dans leur vie. L'execution de son coup de pied retourné sauté en 360 est une pure merveille.
Alors oublié tout un potentiel technique uniquement parce que cet homme, qui n'a pas du faire beaucoup d'etudes dans sa vie, a voulu s'exprimer sur des sujets qui le depassait ... c'est limite.
Certes ce qu'il dit ou plutot ce qu'il a pu dire était du grand n'importe quoi (faut l'avouer), mais bon Van Damme n'est pas Marcel Gauchet et vice versa. Il faut relativiser et replacer le contexte ... c'est comme demander à un footballeur de parler de politiques, après on s'etonne que le discours sonne creux.
Ce que je veux souligner c'est surtout que ce gars, qu'il ait raconté des betises, c'est une chose mais dans le fond pour avoir atteint cette notoriété - dans son milieu - il n'etait peut etre pas si totalement abruti que cela surtout en sachant qu'il était parti de rien ...
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