Martial Arts for Self Defense
Self Defense means to attack the most vulnerable part of your opponent as fast as possible by using your most effective weapon

 

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Mardi 29 janvier 2008

Comme disait Donnie Yen : "Jamais je ne serais un  grand maitre dans cette vie, car mon métier c'est acteur. Certes je suis un passionné d'arts martiaux mais je ne consacre pas assez de temps à mon entrainement. Face à un vrai maitre, je ne tiendrais pas bien longtemps ...".

Cependant Donnie a quand même reussit à allier travail et passion; chose extremement rare de nos jours pour le commun des mortels. 
En tout cas, cette phrase a eu beaucoup d'impact sur moi ces derniers temps. Je sais pertinement qu'à cause de ma profession, je ne consacre également pas assez de temps à mon entrainement. Meme si un entrainement n'est pas quantifiable dans la durée, dans la mesure ou ce dernier ne sera jamais suffisant meme au dela d'une vie entière ; je sais que je ne serais jamais un maitre dans ma passion. Cependant ai-je souhaité le devenir un jour ? Je me suis posé cette question et très honnetement je ne pense pas que je le veuille vraiment non plus. 
De plus je ne crois pas vraiment à la notion de maitre car nous sommes tous à la recherche perpetuelle de cette perfection dans l'expression de notre corps et le controle de notre pensée. Disons simplement que certains sont plus avancés dans cette quête et peuvent par conséquent aiguiller son prochain. Mais etre maitre impliquerait trop de sacrifices, trop de contraintes, une vie totalement dediée aux art martiaux.
Quant a moi, meme si je ne serais jamais un maitre, je continuerais a m'entrainer jusqu'a la fin de mes jours ...

 

par Tiger Ray publié dans : Philosophie
Lundi 3 décembre 2007
En poussant ma réflexion sur l’art (cf : http://jeetkunedo.over-blog.com/article-4802675.html), j’ai cherché à approfondir ma compréhension sur une thématique ciblée qu’est le besoin de reconnaissance ou plus simplement la notoriété dans la pratique. La question que je me pose est la suivante : l’art doit il être forcément partagé (et apprécié) ou peut-il se pratiquer dans l’ombre, avec pour seul objectif l’épanouissement personnel ?
 
En effet, la situation est assez contradictoire surtout entre le discours affiché et le contenu.
A mon sens, une des raisons de cette contradiction est dû à l’ego. C’est un caractère propre à l’être humain et dans ce contexte, l’explication se traduit par le fait de vouloir montrer aux autres notre supériorité en termes de capacité de maitrise et d’expression du corps, un résultat de plusieurs années d’entrainements passés dans la souffrance, la sueur et la solitude ce qui est en quelque sorte une revanche sur le temps investit dans ce labeur et le fait d’être physiquement plus fort que son prochain.
Paradoxalement, l’art martial nous apprend à être humble, discret, respectueux et même silencieux. Ne réagir qu’en cas de nécessité absolue, comme le rappel si bien le dicton : « The art of fighting without fighting», également reprise par le fondateur de l’aïkido ou du défunt Bruce Lee.
Si l’on se limitait qu’à ces deux aspects, la question serait vite résolue : on dira juste que le deuxième point amènera à contrôler le premier. Un peu manichéen et simpliste.
 
Cependant l’art martial est supposé amener à une compréhension de soi, et par conséquent de son art. L’art martial apporte l’évolution mentale et intellectuelle pour ses pratiquants.
Pour rappel les plus grands artistes martiaux ont ainsi crées leurs propres styles à partir d’enseignement figé ou d’observations naturelles. Ces génies, tous devenus de grands maitres, ont ajouté une touche personnelle ce qui les ont distingués de leurs prédécesseurs et de leurs courants initiaux. On note la naissance de styles dans le style : en Karaté (shotokan, wado ryu, gojo ryu…), en Tai chi chuan (chen, yang, wu …). Et ensuite, si leurs arts ont pu survivre jusqu’en 2007, c’est que ces génies ont formés beaucoup de disciples, qui à leur tour ont transmis leur connaissances.
Je comprends tout à fait ces grands maitres qui ont développés leurs arts car persuadés de la supériorité de leurs styles, mais aussi de leurs compréhensions, visions et surtout de l’efficacité et l’ingéniosité dont on pouvait en jouir une fois la théorie maitrisée.
De même que pour le bouddhisme, avant les moines et autres lieu de cultes, le prophète est parti émanciper sa voie, sa vision et surtout sa perception ... par lui-même. Ainsi tout créateur souhaite montrer, développer, faire admettre et surtout faire apprécier son chef d’œuvre à une population de masse. Pour cela, il lance des défis, propose des débats, il casse des dojos (pour les extrêmes), il recrute pour répandre et assurer sa descendance. On raconte que l’auteur du Kyokushinkai était un véritable combattant, terrassant dojos sur dojos … alors comment réconcilier l’image ou la vertu des arts martiaux qui imposent que le pratiquant soit humble, et surtout que son entrainement doit être avant tout personnelle et secret ! On s’entraine d’abord pour soi, pas pour pesuader les autres. Bien entendu, d’autres l’ont fait dans ce sens : c’est ainsi le cas de Miyamoto Musashi qui n’a écrit son ouvrage que vers la fin de sa vie.
 
Au final, qui sont les plus grands artistes ? Ceux qui ont marqués ou ceux qui n’ont jamais voulu communiquer ? Peut-on éternellement s’entrainer dans l’indifférence et l’incompréhension des autres ? Si Bruce Lee s’est mis dans le cinéma, c’est selon l’intéressé un excellent canal de communication, voire le meilleur pour imposer son art qu’est le Jeet Kune Do au grand public (cf. Le Jeu de La Mort).
Bien évidemment, je ne me prétends pas a la hauteur de ces illustres grand maitres, mais en tant qu’être humain, en tant que pratiquant, cette idée m’intrigue et m’interpelle.
La réflexion commence …
 
 
 
 
par Tiger Ray publié dans : Philosophie
Vendredi 16 novembre 2007
Une erreur commise par une grande majorité des pratiquants est de négliger l’entrainement physique. Cela peut paraitre surprenant mais à mon sens, lors d’une confrontation réelle le physique prévaut sur la technique. Avoir une belle ceinture noire ne vous mets pas à l’ abri d’un lascar bien bâti physiquement si vous n’avez pas assez de force, d’endurance ou de rapidité. Une preuve en est avec les tournois d’UFC, de Pride ou autres evenements de type MMA ou comme je l’avais indiqué dans un post précédent, la technique se perdait de plus en plus au profit de la force brutale ou simplement bestiale. Et malheureusement ca marche (Bob Sapp, Akebono en sont des exemples) ….
 
De toute façon, il a été prouvé qu’avec une différence de poids de 20kg, les coups du plus léger (hors parties vitales) n’auraient que peu de conséquences en termes de dommages. Osons dépasser le côté politiquement correct du sport, si l’on a créé des catégories de poids (en boxe, en tae kwon do …) c’est uniquement dans l’objectif de laisser une chance aux plus légers de remporter des titres lors des compétitions. . ce qui n'est bien sur absolument pas le cas d'un combat de rue. 

Mais bon je m’égare et pour revenir au sujet principal, je voulais souligner c’est que pour réaliser une technique : coup de pied, retourné sauté, etc …  il vous faut une condition physique suffisante c'est-à-dire une jambe d’appui suffisamment stable, une certaine souplesse … sans cela on y arrivera pas même si on a compris la théorie qui repose derrière l’exécution (pivot des hanches, talon qui se tourne sur lui-même, etc …).Que dire du sol si ce n’est encore pire, le grappling nécessite un cardio hors du commun et une constitution imposante sinon vous êtes cuit face a un poids lourds.
Bref passez plus de temps sur votre préparation physique car ne rêvez pas ; si vous n’êtes pas suffisamment entrainé physiquement, vous ne serez jamais a la hauteur pour parfaire vos techniques.
Et même, dans une confrontation reelle, mieux vaut etre pret physiquement (force, capacite a encaisser, endurance ...) plutot que de se reposer sur les merites de votre ceinture.
   
 
par Tiger Ray publié dans : JKD
Dimanche 28 octobre 2007

 Le sens du mot « égo » peut prendre plusieurs directions en fonction des sources et des domaines de définition. En psychologie, il signifie le fondement de la personnalité. Dans le domaine de la spiritualité, il est perçu comme étant une entrave à notre développement personnel.
Dans un contexte martial et de progression individuelle, j’ai souhaité orienter ma réflexion uniquement vers la seconde option. De manière simpliste et caricaturale, l’ego peut être définie comme une appréciation personnelle ; et est répertoriée sous deux catégories : le physique (externe) et le mental (interne). Tel le Yin et le Yang, ces deux aspects sont interdépendants. Avoir de l’ego est important pour vivre dans notre société actuelle.

Le fait de prétendre se connaitre soi-même est une autre chose (j’utilise volontairement le mot prétendre car très peu de gens sont en mesure de se connaitre eux même) parce que cela nous donne plus d’assurance (ou de rétractions) dans nos actions. Se connaitre soi même nécessite du temps, un facteur différent en fonction de chaque individu, et du recul, on parle d’expérience ou de maturité. De plus, on se connait par rapport à un contexte ou à un référentiel. L’ego peut être porté par ce sentiment de connaissance physique et/ou mentale qu’on a de nous même, animé de manière plus ou moins forte …

Cependant l’ego agit à double tranchant car il empêche parfois l’individu de s’ouvrir (contexte spirituel), d’apprendre et par la même occasion d’évoluer car persuadé d’être déjà en avance de phase par rapport à son prochain.
C’est quelque chose qu’on remarque souvent chez les budokas, quelles « ceintures noires » que ce soient en Karaté, Tae Kwon Do ou autres disciplines accepteraient un conseil de la part d’un pratiquant de grade inferieur. Inconcevable ! Comment une personne de rang plus bas peut-il aider dans la recherche de la voie ?

Et pourtant chaque être humain est différent, disposant d’une expérience et d’un point de vue pertinent en fonction de ses centres d’intérêt et d’investissement. Une ceinture blanche aurait elle systématiquement tort face à son sensei ou à son sifu ?
Pour moi les remarques d’un débutant sont parfois les plus intéressantes du fait que ce dernier n’a pas encore été « absorbé » par le système. S’il remet en cause certaines méthodes d’entrainement, de positionnements … c’est peut être aussi parce que la transmission millénaire n’a pas pris en compte certains éléments contemporains ou simplistes? N’oublions que tout est voué à l’évolution : la société, l’être humain alors pourquoi pas les styles ?
En effet, pourquoi faire la pose du cavalier de fer pendant trois heures, alors qu’on obtient des résultats similaires avec une bonne série de squat ? Pourquoi répéter des poomses ou des blocages qui ne fonctionneront jamais dans la réalité ? Est-ce parce que le grand maitre a dit un jour que ce serait comme ca? Est-ce par égo, du fait qu’une « ceinture noire » a débuté son apprentissage plus tôt (disposant d’un savoir plus complet) et qu’il souhaite conserver sa hiérarchie face aux disciples ?
Un maitre qui hésiterait, qui critiquerait ses propre techniques … ce serait l’humiliation car il n’aurait finalement plus rien à enseigner! Et pourtant l’ouverture permettrait d’évoluer encore plus, vers son art, vers soi même … peut être est ce là le véritable but de l’enseignement des arts martiaux : initier les gens a la recherche de leur voie plutôt que de leur inculquer un système ?

 

par Tiger Ray publié dans : Philosophie
Mercredi 26 septembre 2007

Dans la fin des années 90, Jean Claude Van Damme était un acteur très en vogue dans le cinéma d'arts martiaux et qui a meme reussit l'exploit de créer un style nouveau et copié par beaucoup par la suite. Les films dits de "Kick Boxing" ou de "Full Contact" ont connus leurs heures de gloires grace à des titres comme Kick Boxer, Blood Sport ou Le Grand Tournoi (aka the Quest).

Aujourd'hui en 2007, Van Damme est d'avantage connu pour ses deboires du fait des interviews qu'il a fait sur différents plateaux de télévision avec sa fameuse replique "be aware". Beaucoup de gens (pour ne pas dire la quasi majorite) se moquent de lui de facon assez cruel.

Si j'ai décidé d'ecrire ce post, c'est que je ne partage pas du tout l'opinion publique sur cet acteur/pratiquant. Pour peu qu'on revoit ses films (et surtout le superbe Karate Tiger ou il jouait le role du méchant), on s'apercoit immédiat du degré technique de ce gars. De plus, il est doté d'une très bonne musculature (dès 1990) mais et  surtout d'une souplesse extraordinaire que beaucoup de gens (pour ne pas dire la quasi majorite) n'atteindront jamais dans leur vie. L'execution de son coup de pied retourné sauté en 360 est une pure merveille.
 
Alors oublié tout un potentiel technique uniquement parce que cet homme, qui n'a pas du faire beaucoup d'etudes dans sa vie, a voulu s'exprimer sur des sujets qui le depassait ... c'est limite. 
Certes ce qu'il dit ou plutot ce qu'il a pu dire était du grand n'importe quoi (faut l'avouer), mais bon Van Damme n'est pas Marcel Gauchet et vice versa. Il faut relativiser et replacer le contexte ... c'est comme demander à un footballeur de parler de politiques, après on s'etonne que le discours sonne creux.

Ce que je veux souligner c'est surtout que ce gars, qu'il ait raconté des betises, c'est une chose mais dans le fond pour avoir atteint cette notoriété - dans son milieu - il n'etait peut etre pas si totalement abruti que cela surtout en sachant qu'il était parti de rien ...


 

 


par Tiger Ray publié dans : Acteurs Star
 

A propos

 



Je suis un artiste martial qui ne suis adepte 
d’aucun style, d’aucun art en particulier 
mais avec néanmoins des préférences 
et des aspirations, issues de courants et de pensées diverses. 
Il serait d’ailleurs beaucoup trop pretentieux d’affirmer créer une mouvance nouvelle. 
Disons que j'apprecie simplement toutes les formes de combats et amoureux de tout les arts martiaux existants
J’ai eu, dans le passé l’occasion de découvrir plusieurs arts comme le gung fu wing chun,
 la mante religieuse, la boxe anglaise, 
la savate ou la boxe française, le muay thai, le tae kwon do et j'en passe. 
Le but de cette diversification était de "découvrir" un maximum pour mieux connaître celui qui me sera le plus approprié 
et eventuellement comprendre comment faire face à un adversaire issu de courant "différent" .
J’emploie volontairement le mot « découvrir » car appréhender un style, ne serait ce qu’un seul, nécessite à mon sens une vie entière 
si l’on souhaite assimiler completement le véritable essence que procure un art martial ou meme simplement une methode de combat.
Cela fait plus de 10 ans que je m’entraîne à un rythme très régulier, alternant exercices physiques, pratiques, 
scientifiques mais aussi théoriques.

Une personne en particulier m'a énormement influencé dans ma quete de la voie : Bruce Lee, avec son principe ou son concept du
Jeet Kune Do ou l’art de l’expression du corps humain. Pourquoi ? Parce qu'il est celui qui a révolutionné le courant traditionnel 
des arts martiaux avec sa remise en question perpétuelle de notre connaissance vis-à-vis de notre art et de nous memes. 
Ce site est donc en quelque sorte un hommage a ce génie du combat et à son heritage 

Bonne lecture

Man Kin
Mankin@free.fr

 

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