Très peu de temps en ce moment ce qui explique les faibles mises à jour sur mon blog, il devient de plus en plus difficile de concilier à la fois travail (quand on est pas dans le
milieu, relation sociale, entrainement, culture martiale …
Parfois je me pose beaucoup de questions sur ce qu’est finalement un artiste martial du XXI eme siècle ? Quand je vois les plus « prestigieux » de nos jours, ils passent quand même
pas mal de temps sur leur marketing, la publicité, les relations publiques tout le boulot sur l'exploitation de leur image … ils ne s’entrainent qu’en vue des combats planifiés des
mois à l’ avance …
Bref, je reviendrais certainement sur le sujet dans les jours à venir.
En attendant, je suis en train de m’intéresser a un super combattant … tenez vous bien, issu du Tae Kwon Do. Oui oui, ca existe et il s’appelle Serkan Yilmaz et il combat dans le circuit du
K1 !
Sa spécialité : le retourné ou comme on dit en anglais : le spinning back kick. Mais bon, c’est aussi un combattant complet qui boxe à l’anglaise et balance des lows kick à la muay thai
…
Depuis la nuit des temps, les histoires véhiculées sur les « anciens » pratiquants ont toujours attirés et enthousiasmés les pratiquants d’arts martiaux dits « contemporains ». Un sentiment de fascination a toujours subsisté à l’égard de ces maîtres du passé dont on ne connaît pourtant qu’une infime partie de leur existence.
Pour cela il suffit de voir le nombre de films ou d’ouvrages concernant des personnalités comme Wong Fei Hung, Huo Yuan Jia, Miyamoto
Musashi ou autres moines Shaolin… Leur côté mystérieux, traditionnel et juste - qui a permis de les propulser au rang de légendes - fascine et attire
même si on sait pertinemment que leurs exploits ne sont en fait qu’un savant mélange de vérité et de fiction.
Mais même sans aller aussi loin dans le temps, Mohammed Ali est toujours considéré comme un des meilleurs boxeurs au monde alors que plusieurs générations se sont écoulées. Or on sait très bien
que les techniques ont évolués (et donc été améliorés) depuis, les méthodes d’entraînement de nos jours ont été prouvées scientifiquement qu’elles étaient largement plus efficaces sur le
plan performance et « rentabilité » que celles d’autrefois. Quand on s’émerveillait devant les muscles d'un Bruce Lee en 1972, en 2007 n’importe quel acteur est en mesure de disposer en
un temps record d'un corps d’athlète identique (prise de massage musculaire et séchage complet).
Paradoxalement plus le temps passe et plus on a tendance à regretter ces géants d’autrefois alors que nos guerriers des temps modernes ont beaucoup plus de « moyens » et
de facilités pour mieux réussir, et donc potentiellement plus enviable.
Effet marketing pour mieux vendre ? En tout cas moi je vois derrière ces légendes des hommes qui ont réussi à marquer l’histoire par la force du travail et forcément cela impose le respect
(respect du travail et pas forcement de la reconnaissance).
Quant à la question : étaient ils vraiment plus fort que les pratiquants d’aujourd’hui ? Ma réponse est sans équivoque : Oui parce qu’autrefois l’entraînement était une totale manière de vivre.
Ces hommes ont vécu durant des périodes ou la société était nettement moins influencée par l’argent et le confort. On ne disait pas : je vais au club ce soir mais plutot demain
soir je ne m'entraine pas.
Ils s’entraînaient jour et nuit car l’objectif était juste de devenir plus « fort » … De nos jours qui peut prétendre s’entraîner aussi
intensément alors que les loisirs et contraintes sont de plus en plus présent dans notre quotidien?
|
|
|
|||
|
Huo Yuan Jia |
Wong Fei Hong |
Chambers of Shaolin |
|
Je viens de terminer la lecture du livre "Mudo, les arts martiaux coréens" par Serge Trochet (6eme Dan) et Frédéric Chaussade (4eme Dan). A l’instar du Budo Japonais ou du Wu Shu Chinois, le Mudo regroupe l’ensemble des arts martiaux d’origine coréenne. Cet ouvrage - très complet – propose de retracer depuis la nuit des temps, l’histoire des styles émanant de la Corée. Passant de l’Hap Ki Do au Tae Kwon Do, on y découvre également des styles beaucoup moins connus comme le Taekyon, le Hwarangdo, le Soobakdo/tangsoodo ou le Ssirum (une sorte de sumo coréen) … Globalement, ce livre est une véritable encyclopédie, très précis et surtout extrêmement riche. Tellement riche qu’on risque meme de s’y perdre parmi la liste des dates et des noms évoqués. L’ouvrage se focalise principalement sur la présentation des grands acteurs et des événements qui ont marqués la progression de chaque style. Et à ce propos, on peut regretter le manque d’informations sur l’essence et le contenu des styles. Le seul fait marquant est de constater que l’évolution du Tae Kwon Do - que ce soit en France ou dans le monde - n’a absolument rien à envier à la politique moderne. De scissions de fédération, en luttes acharnées pour le pouvoir, c’est fou ce que un « art martial » peut changer en termes d’aboutissements et d’objectifs quand la renommée, la gloire et le pouvoir y sont impliqués. Dans ce contexte, je ne parle même pas de sous - ce sera sûrement encore pire – car je ne connais pas les revenus des entraîneurs nationaux ou les dirigeants des plus grandes fédérations (ITF et WTF pour les instances internationales, et les FFTDA ou autres FFTKD pour la France …). Mais bon, de nos jours c’est pareil pour tous les arts martiaux devenus sport. Tous les « coups » sont bons pour être au sommet de l'empire ... |
Je vais profiter de ce post pour rendre un petit hommage à James Yimm Lee. N’allez pas demander à votre entourage qui était cet homme, vous ne trouveriez certainement pas beaucoup
de réponses. Né en 1920, à Oakland – Etats Unis, il doit sa notoriété dans le microcosme du Wing Chun et du Jun Fan Gung Fu principalement grace à son amitié avec Bruce Lee.
Cependant, il a quand même eu le temps d’écrire plusieurs ouvrages au cours de sa vie, dont un intitulé « Wing Chun Kung Fu ». Ce livre présente les bases de la version
modifiée que lui avait enseigné Bruce Lee. On y retrouve également des images de Ted Wong, autre disciple de Bruce Lee. Un livre simple et direct pour expliquer les fondamentaux du style.
Pour ma part, j’aime beaucoup sa vision des arts martiaux et la manière dont il a mené sa vie, modeste et remplie – malgré le peu d’écrit qu’il a laissé derrière lui, et donc le peu d’information
sur ses pensées (en 1940, le partage de l’information n’était pas chose aisée). C’était un homme simple, un pratiquant assidu et surtout un passionné. Il s’entraînait avec ses amis sans
rechercher la gloire, ni conséquences ou autres impacts financiers. Pour lui, l’entraînement primait sur tout. Adepte du body building, il avait commencé son apprentissage par le style « sil
lum » jusqu’au jour ou il comprit que ces techniques surnaturelles n’étaient rien d’autres que des escroqueries qui tenaient plus à intimider un adversaire qu'à des vrais arts martiaux. La
beauté mystique d’un gung fu permet parfois de véhiculer des rêves, surtout quand ce dernier peut ramener de l’argent. Bruce Lee lui a ouvert les yeux sur la réalité du combat, le travail
scientifique pour y arriver et surtout la patience et la souffrance des entraînements.
James Yimm Lee n’a peut être pas marqué l’histoire, il n’était peut être pas l’homme le plus fort au monde mais un homme qui a passé toute sa vie a l’entraînement, ne serait certainement pas non
plus le plus mauvais.
|
|
There once lived a farmer. He had a son and a horse. One day the farmer’s horse ran away, and all his neighbors came to console him, saying: “What bad luck that your horse has run
away!” And the old man replied: “Who knows if it’s good luck or bad luck”
“Of course it is bad luck!” said the neighbors.
Within a week, the farmer’s horse returned home, followed by twenty wild horses. The farmer’s neighbors came to celebrate, saying:”What good luck that you have your horse back, plus another
twenty!” And the old man replied: “Who knows if it’s good luck or bad luck”
The next day the farmer’s son was riding among the wild horses, and fell and broke his leg. The neighbors came to console him, saying: “What bad luck!”
And the farmer said: “Who knows if it’s good luck or bad luck”. And some of the neighbors were angry and said: “Of course it s bad luck, you silly old fool!”
Another week went by, and an army came through town, enlisting all the fit young men to fight in distant lands. The farmer’s son, with his broken leg, was left behind. All the neighbors came to
celebrate, saying: “What good luck that your son was left behind!”
And the farmer said:”Who knows?”
J’ai beaucoup apprécié ce texte que j’ai découvert par le plus grand des hasards au travers d’un livre (c’est pourquoi je n’ai pas cherché a le traduire). C’était
pendant une période difficile de ma vie, une époque ou tout semblait me tomber dessus. J’avais l’impression d’être mis à l’écart par tout et par tous.
Mais depuis, j’ai appris a relativiser, a comprendre qu’il était futile de tirer des conclusions hâtives … car la vie ne possède pas de « schéma conducteur ».
Chaque action, chaque événement n’est rien d’autre qu’une conséquence et une origine pour une autre action. Chacun d’entre nous possède son histoire, son passé, son vécu … et tout le monde
traverse des périodes difficiles au cours de sa vie. Mais la vie, comme la nature est cyclique … et aujourd’hui je suis content d’avoir vécu ce passage car entre-temps j’ai appris beaucoup de
choses, fait des superbes rencontres et éliminer les faux vrais amis dans mon entourage. Bref, j’ai amélioré mon processus d’évolution
Bruce Lee
Mohammed Ali

Bas Rutten

Donnie Yen
Rob Kaman
