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Mercredi 19 mars 2008

 
Comme j’ai eu un peu de temps libre ce week end, grâce entre autre au mauvais temps, j’en ai profité pour regarder The Eliminator avec Bas Rutten. Je ne sais pas si c’est son premier film en tant qu’acteur principal (il a été sollicité pas mal de fois auparavant mais plutôt en guest star ou dans des rôles secondaires), mais je l’ai trouvé plutôt bon acteur.  

Le film qui date de 2004, n’a à priori pas du rencontrer un énorme succès aux États Unis car il n’est officiellement toujours pas sorti en France. En terme de categorie,  c'est grosso modo un film d'action/combat europeen dans la ligné des Scorpions (fr), Underground (uk), etc ...
Et pour parler plus précisément du film en lui-même, bah restons franc et focalisons-nous directement (uniquement) sur les scènes de combat ; le scenario n’étant qu’un prétexte à des scènes d’actions. Et la, déception totale, le combat entre Bas et Marco Ruas, qui aurait pu être d’anthologie est carrément mauvais. Pas de technique de combat libre, de catch ou de grappling mais seulement de la percussion et encore limité aux coups de pieds retournés d’un Bas Rutten toujours aussi souple. Je ne comprends pas le choix du chorégraphe. Pourquoi ne pas mettre en avant les techniques de ces deux monstres du combat, capable de verrouiller ou de placer des clés en un clin d’œil.
Comme quoi, des champions il y en a plein les rues mais des acteurs capables de dégager un quelque chose, du charisme, une aura ...  dans les arts martiaux, c’est moins évident. J’espère que Bas se ressaisira et que son prochain film sera meilleur dans les séquences de fight. 

 
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Par Tiger Ray - Publié dans : Movie - Documentaire
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Mardi 4 mars 2008

The Dragon and the Tiger retrace la rencontre entre deux hommes dans une période où les arts martiaux, aux États Unis étaient encore méconnus ou plutôt associés au mysticisme ou au fantasme causés en partie par le stéréotypage d’un certain communautarisme asiatique. Ces deux pratiquants, en somme banals, sont devenus les hommes que l’on connait aujourd’hui. L’un, issue du Gung fu (sil lum) et adepte du body building, est resté dans l’ombre tandis que le second, pratiquant de Wing Chun est devenu une méga star internationale.
La série, écrit par Gregon Yimm Lee (fils du défunt James) et Sid Campbell (maitre en Karaté) comporte actuellement (ou definitevement?) deux volumes.
L’objectif était de retracer la période précédant leur rencontre et les aboutissements issus de ce partenariat, en mélangeant réalité et fiction. Pourquoi fiction, car le degré de détail abordé par les auteurs était trop fin, trop précis pour être possible à cette époque. Cette « biographie » revient donc notamment sur les dates clés de la vie des deux protagonistes, la publication du livre de Bruce Lee : « Chinese Gung Fu : Philosophical Art of Self Defense », son appréhension des techniques de la mante religieuse avec Maitre Gin Foon Mark, la famille et le réseau de James Yimm Lee (Al Novak, Wally Jay, Ed Parker …)
 
Deux ouvrages pour le moment (depuis 2006), mais je ne pense pas que d’autres volumes vont paraitre par la suite, malheureusement. Autant le premier est passionnant, autant le second l’est nettement moins. Beaucoup trop long, avec une narration qui devient monotone et sans surprise. On s’étend sur des détails par forcément pertinent, le rythme devient beaucoup moins soutenue, moins rythmée ; j’avoue m’être forcé pour la fin … C’est donc au final une œuvre réservée uniquement aux puristes de Bruce Lee désireux d’en connaitre toujours plus sur leur héro.
Ils sont disponibles sur des sites marchands en version anglaise uniquement, et vu le faible succès rencontré, il y aura très peu de chances qu’une version française voit le jour. 
 
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Vol 1

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Vol 2

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Par Tiger Ray - Publié dans : Movie - Documentaire
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Mardi 19 février 2008

Quand une personne me demande : « quel art martial tu pratiques ou qu’est ce tu fais comme art martial ? ». J’avoue que ma réponse n’est pas immédiate. J’ai besoin d’un temps de réflexion car comme vous l’auriez deviné, je ne suis pas un pratiquant « standard » dans la mesure où je ne suis pas adhérent à une formation, ni à un courant particulier (comme le Karaté, le Tae Kwon Do ou le  Judo par exemple). Partant de ce principe je n’ai pas de ceinture noire, de rang ou de classement et je n’ai d’ailleurs jamais cherché à les obtenir. C’est un choix et une décision personnelle, et je le maintiens haut et fort.
 
Mon style est le Jeet Kune Do et derrière cette appellation, on y retrouve plus un concept qu’un style, un axe de développement plutôt que des méthodes figées malgré que ce dernier soit totalement structuré. Le Jeet Kune Do est vaste mais il n’est pas non plus tout et n’importe quoi. Il a une ossature, un noyau même si il a évolué, principalement suivant deux directions. On parle de JKD classique porté par des anciens comme Taky Kimura ou Ted Wong et le JKD orienté Kali/Grappling par Dan Inosanto, et beaucoup plus repandu.
Quant à moi, je suis totalement JKD classique mais au final vais-je entrer dans toutes ces explications surtout si mon interlocuteur me pose simplement une question pratique ? De plus, je ne suis moi-même pas affilié a la fédération française de JKD, je n’ai aucune légitimité, aucune autorité ni de porter, ni de revendiquer cette appartenance au JKD.
Alors que répondre au final sans mentir ni même offenser mon interlocuteur ? 
 

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Par Tiger Ray - Publié dans : JKD
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Mardi 29 janvier 2008

Comme disait Donnie Yen : "Jamais je ne serais un  grand maitre dans cette vie, car mon métier c'est acteur. Certes je suis un passionné d'arts martiaux mais je ne consacre pas assez de temps à mon entrainement. Face à un vrai maitre, je ne tiendrais pas bien longtemps ...".

Cependant Donnie a quand même reussit à allier travail et passion; chose extremement rare de nos jours pour le commun des mortels. 
En tout cas, cette phrase a eu beaucoup d'impact sur moi ces derniers temps. Je sais pertinement qu'à cause de ma profession, je ne consacre également pas assez de temps à mon entrainement. Meme si un entrainement n'est pas quantifiable dans la durée, dans la mesure ou ce dernier ne sera jamais suffisant meme au dela d'une vie entière ; je sais que je ne serais jamais un maitre dans ma passion. Cependant ai-je souhaité le devenir un jour ? Je me suis posé cette question et très honnetement je ne pense pas que je le veuille vraiment non plus. 
De plus je ne crois pas vraiment à la notion de maitre car nous sommes tous à la recherche perpetuelle de cette perfection dans l'expression de notre corps et le controle de notre pensée. Disons simplement que certains sont plus avancés dans cette quête et peuvent par conséquent aiguiller son prochain. Mais etre maitre impliquerait trop de sacrifices, trop de contraintes, une vie totalement dediée aux art martiaux.
Quant a moi, meme si je ne serais jamais un maitre, je continuerais a m'entrainer jusqu'a la fin de mes jours ...

 

Par Tiger Ray - Publié dans : Philosophie
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Lundi 3 décembre 2007
En poussant ma réflexion sur l’art (cf : http://jeetkunedo.over-blog.com/article-4802675.html), j’ai cherché à approfondir ma compréhension sur une thématique ciblée qu’est le besoin de reconnaissance ou plus simplement la notoriété dans la pratique. La question que je me pose est la suivante : l’art doit il être forcément partagé (et apprécié) ou peut-il se pratiquer dans l’ombre, avec pour seul objectif l’épanouissement personnel ?
 
En effet, la situation est assez contradictoire surtout entre le discours affiché et le contenu.
A mon sens, une des raisons de cette contradiction est dû à l’ego. C’est un caractère propre à l’être humain et dans ce contexte, l’explication se traduit par le fait de vouloir montrer aux autres notre supériorité en termes de capacité de maitrise et d’expression du corps, un résultat de plusieurs années d’entrainements passés dans la souffrance, la sueur et la solitude ce qui est en quelque sorte une revanche sur le temps investit dans ce labeur et le fait d’être physiquement plus fort que son prochain.
Paradoxalement, l’art martial nous apprend à être humble, discret, respectueux et même silencieux. Ne réagir qu’en cas de nécessité absolue, comme le rappel si bien le dicton : « The art of fighting without fighting», également reprise par le fondateur de l’aïkido ou du défunt Bruce Lee.
Si l’on se limitait qu’à ces deux aspects, la question serait vite résolue : on dira juste que le deuxième point amènera à contrôler le premier. Un peu manichéen et simpliste.
 
Cependant l’art martial est supposé amener à une compréhension de soi, et par conséquent de son art. L’art martial apporte l’évolution mentale et intellectuelle pour ses pratiquants.
Pour rappel les plus grands artistes martiaux ont ainsi crées leurs propres styles à partir d’enseignement figé ou d’observations naturelles. Ces génies, tous devenus de grands maitres, ont ajouté une touche personnelle ce qui les ont distingués de leurs prédécesseurs et de leurs courants initiaux. On note la naissance de styles dans le style : en Karaté (shotokan, wado ryu, gojo ryu…), en Tai chi chuan (chen, yang, wu …). Et ensuite, si leurs arts ont pu survivre jusqu’en 2007, c’est que ces génies ont formés beaucoup de disciples, qui à leur tour ont transmis leur connaissances.
Je comprends tout à fait ces grands maitres qui ont développés leurs arts car persuadés de la supériorité de leurs styles, mais aussi de leurs compréhensions, visions et surtout de l’efficacité et l’ingéniosité dont on pouvait en jouir une fois la théorie maitrisée.
De même que pour le bouddhisme, avant les moines et autres lieu de cultes, le prophète est parti émanciper sa voie, sa vision et surtout sa perception ... par lui-même. Ainsi tout créateur souhaite montrer, développer, faire admettre et surtout faire apprécier son chef d’œuvre à une population de masse. Pour cela, il lance des défis, propose des débats, il casse des dojos (pour les extrêmes), il recrute pour répandre et assurer sa descendance. On raconte que l’auteur du Kyokushinkai était un véritable combattant, terrassant dojos sur dojos … alors comment réconcilier l’image ou la vertu des arts martiaux qui imposent que le pratiquant soit humble, et surtout que son entrainement doit être avant tout personnelle et secret ! On s’entraine d’abord pour soi, pas pour pesuader les autres. Bien entendu, d’autres l’ont fait dans ce sens : c’est ainsi le cas de Miyamoto Musashi qui n’a écrit son ouvrage que vers la fin de sa vie.
 
Au final, qui sont les plus grands artistes ? Ceux qui ont marqués ou ceux qui n’ont jamais voulu communiquer ? Peut-on éternellement s’entrainer dans l’indifférence et l’incompréhension des autres ? Si Bruce Lee s’est mis dans le cinéma, c’est selon l’intéressé un excellent canal de communication, voire le meilleur pour imposer son art qu’est le Jeet Kune Do au grand public (cf. Le Jeu de La Mort).
Bien évidemment, je ne me prétends pas a la hauteur de ces illustres grand maitres, mais en tant qu’être humain, en tant que pratiquant, cette idée m’intrigue et m’interpelle.
La réflexion commence …
 
 
 
 
Par Tiger Ray - Publié dans : Philosophie
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A propos

 



Pratiquant, chercheur et passionné des art martiaux, j’ai eu dans le passé l’occasion
de découvrir plusieurs styles comme le gung fu wing chun, la mante religieuse,
la boxe anglaise, la savate , le muay thai, le tae kwon do ...
Le but de cette diversification était de "découvrir" un maximum pour mieux connaître celui qui me sera
le plus approprié et eventuellement comprendre comment faire face à un adversaire issu
de courant "différent" . J’emploie volontairement le mot « découvrir » car appréhender un style, ne serait ce
qu’un seul, nécessite à mon sens une vie entière  si l’on souhaite assimiler completement le véritable essence que procure
un art martial ou meme simplement une methode de combat.
Cela fait plus de 10 ans que je m’entraîne à un rythme très régulier, alternant exercices physiques,
pratiques, scientifiques mais aussi théoriques.

Une personne en particulier m'a énormement influencé dans ma quete de la voie : Bruce Lee, avec son principe ou
son concept du Jeet Kune Do ou l’art de l’expression du corps humain. Pourquoi ? Parce qu'il est celui qui a révolutionné
le courant traditionnel des arts martiaux avec sa remise en question perpétuelle de notre connaissance vis-à-vis
de notre art et de nous memes. 
Ce site est donc en quelque sorte un hommage a ce génie du combat et à son heritage 

Man Kin
Mankin@free.fr

 


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